Toulouse : Centre de ressources et d’information sur l’enfance

Connaissez-vous le CIPE ?

Depuis 1974, le Centre de ressources et d’information sur l’Enfance  participe à la réflexion sur la place de l’enfant et de la famille dans la société.

Centre de documentation, Point Information, Soirées ciné-débats, conseils expertise et orientation: le CIPE est là quelques soit votre besoin…

Parents, professionnels, jeunes, intéressés par les champs de l’Enfance, de la Famille, de l’Éducatif, de la Santé, du Social ou de l’Interculturel, le CIPE vous apporte ressources et Expertise dans toutes vos démarches ou recherche d’information.

Le CIPE:

  • Accueille
  • Ecoute 
  • Informe
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  • Oriente

Ce qui m’intéresse tout particulièrement là, ce sont les soirées conférences et ciné-débat.

Chaque mois, le CIPE vous invite à participer à un soirée autour d’un thème différent. 

 Ces temps sont des espaces de parole, de réflexion et d’échanges d’expériences…

Le CIPE propose cette année deux types de soirées différents:

  • des Ciné-débats : une projection de documentaire suivie d’un débat entre la salle et un intervenant.
  • des Conférences-débats, avec un intervenant spécialiste du domaine abordé.

En 2016, nous aurons donc le plaisir d’accueillir lors des soirées Conférence-débat Taïcyr Fadel, Psychanalyste et Philosophe.

Sur inscription au 05 61 25 02 21

Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur le site du CIPE : http://www.cipe-asso.fr/

Ciné-débats-2016-CIPE

Qu’est-ce qu’un… Acte manqué ?

 

 

Continuons notre série encyclopédique issue du Vocabulaire de la psychanalyse, de Jean Laplanche et J.-B. Pontalis (PUF, 1967)

Acte manqué

= D. : Fehlleistung. – En. : parapraxis. – Es. : acto fallido. – I. : atto mancato. – P. : ato falho ou perturbado.

● Acte où le résultat explicitement visé n’est pas atteint mais se trouve remplacé par un autre. On parlera d’actes manques non pour désigner l’ensemble des ratés de la parole, de la mémoire et de l’action mais pour les conduites que le sujet est habituellement capable de réussir, et dont il est tenté d’attribuer l’échec à sa seule inattention ou au hasard.

Freud a montré que les actes manqués étaient, comme les symptômes, des formations de compromis* entre l’intention consciente du sujet et le refoulé.

◼ Sur la théorie de l’acte manqué, nous renvoyons le lecteur à la Psychopathologie de la vie quotidienne de Freud (Zur Psychopathologie des Alltagslebens, 1901), d’où il ressort que l’acte soi-disant manqué est, sur un autre plan, un acte réussi : le désir inconscient s’y accomplit d’une façon souvent très manifeste.

Le terme français d’acte manqué traduit le mot allemand Fehlleistung, qui pour Freud englobe non seulement des actions stricto sensu mais toutes sortes d’erreurs, d’à côtés dans la parole et le fonctionnement psychique.

La langue allemande met en évidence ce qu’il y a de commun dans tous ces ratés par le préfixe ver – qu’on retrouve dans das Vergessen (oubli), das Versprechen (lapsus linguae), das Verlesen (erreur de lecture), das Verschreiben (lapsus calami), das Vergreifen (méprise de l’action), das Verlieren (fait d’égarer un objet).

On notera qu’avant Freud l’ensemble de ces phénomènes marginaux de la vie quotidienne n’avait pas été regroupé ni connoté par un même concept ; c’est sa théorie qui a fait surgir la notion. Les éditeurs de la Standard Edition remarquent que, pour désigner celle-ci, il a fallu créer en anglais un terme, celui de parapraxis. En français, le traducteur de la Psychopathologie de la vie quotidienne utilise le terme d’acte manqué, qui a acquis droit de cité, mais il semble que dans l’usage psychanalytique courant en France il désigne plutôt une partie du champ couvert par le terme de Fehlleistung, à savoir les ratés de l’action stricto sensu.

Consulter un psy… Oui mais pourquoi ? Recevoir un patient… Oui mais comment ?

 

Consulter un psy… Oui mais pourquoi ?

 

Parler est un besoin, écouter est un art (Goethe)

On entend souvent des gens autour de nous prononcer des phrases comment « Je vais m’en sortir tout seul », « J’ai déjà des amis pour parler de moi », « je ne vais pas raconter ma vie à un inconnu », « je ne suis pas fou » etc.

De fait, consulter un psychologue clinicien n’est pas forcément adapté à tous. Certains préféreront utiliser d’autres « techniques » pour aller mieux, comme les médecines douces ou alternatives, faire du sport, commencer un régime alimentaire pour se sentir mieux dans sa peau, s’investir à fond dans sa carrière, etc.

Mais, depuis l’invention de la psychologie clinique, et principalement de la psychanalyse, il a été maintes fois prouvé que la parole soigne. Mettre des mots sur ses expériences douloureuses, son vécu, son passé est un acte soignant. En parlant sans contrainte, sans se cacher, sans crainte d’être jugé, en nommant et en laissant vivre les émotions qui nous animent, nous leur permettons de reprendre une place moins nocive dans l’inconscient, et cela nous soulage de façon durable.

Oui mais… Encore faut-il être bien écouté. 

C’est la raison pour laquelle s’adresser à un psychologue clinicien ne revient pas à parler avec ses amis. Le psychologue clinicien offre à ses patients un cadre thérapeutique, dédié à l’accueil de ceux-ci, au sein duquel la parole est totalement libre, et accueillie comme elle se doit. Le cadre thérapeutique est essentiel au sein de la relation entre le psychologue et son patient. C’est un outil de travail pour eux deux.

Le psychologue clinicien est un professionnel formé à l’écoute, qui saura accueillir la parole libre de son patient, déchiffrer ce qui se joue derrière les mots. Au fait des phénomènes psychiques, il est à l’écoute tant de ce qui est dit que de ce qui n’est pas dit, et ainsi il peut aider son patient à s’entendre mieux lui-même. Le psychologue peut aider son patient à faire des liens entre des évènements passés et des évènements présents, et ainsi aider le patient à mieux comprendre les émotions ravivées dans le présent. Ce sont ces phénomènes qui sont thérapeutiques dans la pratique de la psychologie clinique.

Le patient sait déjà tout… Mais il ne sait pas qu’il le sait ! Le psychologue travaille alors en collaboration avec lui pour partir à la découverte de son inconscient et d’une meilleure compréhension de ce que le patient vit.

Pour donner un exemple clinique rapide : Une patiente attend son premier enfant. Elle se sent très mal, très angoissée. Elle a des préoccupations somatiques importantes et elle est persuadée qu’à cause de sa grossesse elle va mourir d’une crise cardiaque, tout en ayant conscience qu’aucune raison médicale ne motive cette inquiétude. Elle commence une thérapie et au bout de quelques séances se souvient que sa grand-mère, enceinte de sa mère, a fait un arrêt cardiaque lors de sa grossesse. Elle a entendu cette histoire très petite, autour de 6 ans et l’avait oublié (ou plutôt devrais-je dire refoulée). Mais son inconscient l’avait gardée bien au chaud et ravivée au cours de sa propre grossesse, moment propice à d’intenses remaniements psychiques. Le travail thérapeutique a permis à cette patiente de se souvenir de cette histoire l’ayant très fortement marquée et de revivre l’émotion qui lui avait été associée au sein du cadre thérapeutique. La suite de la grossesse a pu se dérouler plus facilement et les manifestations somatiques de la patiente se sont grandement atténuées !

Recevoir… Oui mais comment ?

Parlons de ma pratique

Si tous les psychologues cliniciens ont plus ou moins la même formation, tous n’ont pas la même façon de travailler ni les mêmes orientations théoriques. Certains vont être très silencieux en toute situation, d’autres interventionnistes… Certains vont vous donner des conseils, voire des tâches à effectuer entre les séances…

Pour moi, la rencontre avec le patient est un moment d’échange et d’écoute durant lequel le patient doit se sentir suffisamment en confiance pour s’exprimer librement. Il est primordial que le patient se sente bien accueilli dans mon cabinet. Mon travail de psychologue est de l’aider à se raconter dans cet espace de parole que nous aurons pu créer ensemble.

Dans ma conception de notre métier, bienveillance, écoute et humanité sont les maitres mots du travail de psychologue clinicien. Le reste, c’est l’affaire de chacun.

A l’écoute des phénomènes psychiques inconscients, je reste dans une attitude d’attention flottante. Mais lorsque cela est nécessaire, je peux demander au patient de préciser sa pensée, ou l’encourager à continuer. Poser des questions et montrer mon intérêt pour ce qui est dit me semble essentiel lors des entretiens. Nous sommes humains ! Le psychologue peut parfois être comparé à une page blanche sur laquelle se reflète l’inconscient du patient. Certe, mais le psychologue reste toutefois humain et travaille en fonction de son propre inconscient, de sa propre personnalité.

C’est pourquoi il me semble primordial pour tout psychologue ou professionnel du psychisme d’être soi-même en travail personnel (analyse, psychothérapie) avant de prendre en charge des patients. Il doit pouvoir être à l’écoute de ce que le discours du patient fait résonner en lui, et prendre suffisamment de recul pour ne pas être « parasité » par ces ressentis, mais s’en servir pour mieux comprendre les phénomènes psychiques en jeu dans la thérapie. Ceux-ci constituent un outil de travail pour le psychologue clinicien, c’est ce qu’on appelle le transfert. Mais pour bien se servir du transfert, le psychologue doit être impérativement en travail personnel.

Il est également important que le psychologue continue à se former à la fin de ses études, et pendant toute sa carrière. Lire des articles spécialisés, participer à des colloques, des séminaires… Car la connaissance des phénomènes psychologiques évolue, comme la connaissance de la société dans laquelle on vit… Aujourd’hui, le phénomène internet par exemple prend énormément d’ampleur et il est important de se tenir au courant des dernières recherches en psychologie publiées dans ce domaine.

J’ai personnellement effectué un travail de recherche théorico-clinique autour de l’utilisation d’internet pendant la grossesse, car je suis persuadée qu’il est important de comprendre le monde en mouvement dans lequel nous vivons et travaillons.

En bref, consulter un psychologue oui, pour la plupart des personnes. Mais tous ne se valent pas… pour vous. Il vous faudra trouver quelqu’un dont la pratique vous convient, avec qui vous pouvez vous sentir à l’aise, libre. Qui ne vous envahira pas par son silence trop important ou son trop-plein de questions ou conseils. Qui ne vous manipulera pas. Qui ne vous jugera pas. Et surtout, qui vous offrira un cadre thérapeutique stable et bienveillant.

Choisir son psy : psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste ?

Sigmund_Freud_LIFE

 

On me pose très souvent la même question, lors de consultations, ou lors de discussions avec des personnes qui ne sont pas des professionnels du psychisme : Qui consulter ? Psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste ?

Vous avez déjà entendu toutes ces appellation mais ne savez pas forcément ce qui les distinguent les unes des autres, et lorsque vient le moment de faire un choix, vous pouvez vous sentir un peu perdus. Tentons de faire le point !

Quel type de « psy » choisir ?

Le psychologue :

Il existe différents types de psychologues. Celui que vous consultez pour des  » problèmes  » psychologiques est un psychologue clinicien. C’est un psychologue qui a fait au minimum cinq années d’études, via un DESS (Master 2 pro) ou un DEA (Master 2 recherche) assorti d’un stage de 500 heures en psychologie clinique. Ethymologiquement clinique signifie au chevet du malade, au lit du malade.Le psychologue clinicien peut vous proposer des entretiens à visée thérapique (psychothérapie de soutien, psychothérapie d’inspiration psychanalytique, psychothérapie cognitivo-comportementaliste) ou des tests divers (de personnalité, d’intelligence ou de développement, neuropsychologiques, etc..)Le psychologue propose également parfois des séances pour couple, ou pour groupe (supervision, groupe de parole, groupe balint, etc…)Il ne peut pas proposer ou délivrer de médicaments, mais peut orienter ses patients vers un psychiatre si il pense que c’est recommandé. Aujourd’hui, le psychologue a également d’office droit au titre de psychothérapeute au sortir de ses études. Mais tous les psychologues ne proposent pas des thérapies !

Le psychiatre :

C’est un médecin qui a étudié la médecine et s’est par la suite spécialisé dans les troubles psychiatriques. Il propose souvent des entretiens thérapiques au même titre que le psychologue.Il peut prescrire un traitement lorsque cela s’avère nécessaire (antidépresseur, anxiolytique, psychotropes divers).Il peut également proposer ou imposer (dans de très rares cas) une hospitalisation dans un centre spécialisé.

Le psychothérapeute :

Ce titre mal protégé en France à ce jour, signifie que la personne propose des psychothérapies. On pourrait imaginer une loi qui interdirait l’usage de la psychothérapie au non psychologue / psychiatre sous couvert d’exercice illégal de la médecine et de la psychologie.Le développement personnel est en plein essor et nombreuses sont les chapelles qui vous ouvrent leurs portent en vous garantissant un mieux être et une harmonie retrouvée…N’oubliez pas également que la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes met en garde contre les nombreuses dérives sectaire des psychothérapies nouvelles…Il convient donc si vous avez le désir d’entreprendre une psychothérapie, de vous diriger vers un psychologue ou un psychiatre,  et qu’il soit par ailleurs psychothérapeute. Il suffit de demander lors de la prise de rendez-vous avec le psychologue clinicien ou le psychiatre si il propose des psychothérapies.

Le psychanalyste :

Le psychanalyste peut être également psychologue (c’est un psychologue qui s’est formé ensuite à la psychanalyse ou l’inverse), ou psychiatre (idem). C’est une personne qui utilise comme référent théorique et technique la psychanalyse née de Sigmund Freud. La encore il convient d’être vigilant sur la qualité de la personne ( soit psychologue, soit psychiatre, soit membre d’une société psychanalytique reconnue – SPP,SFP,ELP,Cause freudienne, API,etc…)En ne consultant qu’un psychologue ou un psychiatre, vous limitez les risques de vous retrouver pris dans des thérapies parfois douteuses et vous vous assurez les services d’une personne réellement formée.

Comment choisir son psy ?

Vous avez choisi quel type de professionnel vous souhaitez aller consulter? Il faut maintenant dénicher « la perle rare ».La rencontre avec un psy est avant tout une question de feeling. Est-ce que vous vous sentez suffisamment à l’aise avec cette personne ? Avez-vous l’impression qu’il/elle vous écoute, vous prête attention, est disponible ? Une consultation avec un psy va durer généralement entre 30 minutes et une heure, selon la théorie avec laquelle le psy travaille, le nombre de patients qu’il a etc. De toute façon, fuyez quelqu’un qui dès les premières séances regarde sa montre toutes les cinq minutes et vous garde quinze minutes, tout en pratiquant des honoraires très élevés.Si cela ne fonctionne pas avec le premier psy que vous rencontrez, ne vous inquiétez pas et allez en voir un autre. Trouver votre psy peut vous demander un peu de temps et d’effort, mais ne vous sentez pas engagé dès la première séance sous pretexte que vous vous êtes déplacé une fois.De même si vous n’êtes pas sur de vouloir vous engager dans un travail thérapeutique. Vous pouvez toujours venir pour quelques consultations, et ensuite faire le point avec votre psy pour envisager l’avenir.Attention aux psy qui vous font croire aux miracles. Les psys ne peuvent garantir ni le résultat de la thérapie, ni sa durée, qui dépendent en grande partie de votre engagement, de votre motivation et de votre difficulté. Fuyez les psys qui sortent de leur cadre professionnel – par une invitation à dîner par exemple – ou qui enfreignent le code de déontologie : secret professionnel, respect de votre anonymat, de votre intégrité physique et sexuelle…Je vous mettais plus haut en garde contre les dérives sectaires, il est donc important de ne pas choisir son « psy » au hasard dans l’annuaire, surtout s’il n’est pas psychologue ou psychiatre. Faites-vous recommander un psy: Par vos connaissances, votre réseau, votre médecin (généraliste, gynécologue, pédopsychiatre ou psychologue scolaire pour les enfants…). 

Combien ça coûte un psy ?

Si vous avez des difficultés financière, vous pouvez tout à fait consulter pour vous ou votre enfant un psy dans un centre psychologique gratuit. Je mettrai dans peu de temps sur ce site une liste des CMP et CMPP existant sur Toulouse. Des associations peuvent également proposer des consultations gratuites avec un psychologue. Des centres psychologiques existent également pour les étudiants. L’inconvénient de ce type de structures, ce sont les délais d’attente. Parfois, cela peut prendre plusieurs mois avant qu’on vous y propose un rendez-vous.Dans ces cas-là, et si vous en avez les moyens, vous pouvez vous tourner vers un psychologue clinicien, un psychiatre, un psychothérapeute ou un psychanalyste exerçant en libéral. Les consultations d’un psychologue ou d’un psychothérapeute (sauf psychiatres) ne sont pas remboursées par la sécurité sociale. Nous nous battons pour que l’état mette cela en place !

Les tarifs des consultations sont très variables d’un psy à un autre. A paris, ceux-ci peuvent commencer aux alentours de 45/50 euros par séance pour aller jusqu’à 70/80 euros par séance.

J’espère que cet article vous aura été utile !N’hésitez pas à me poser des questions supplémentaires par e-mail, je tâcherai d’y répondre au mieux.

sources:

http://www.psychologies.com/Therapies/Vivre-sa-therapie/Commencer/Articles-et-Dossiers/Comment-choisir-son-psy#2

http://www.psychologue.fr/therapie.php

évaluez votre état dépressif

Êtes-vous dépressif? Êtes-vous déprimé en ce moment ?

Pour faire suite au dernier article portant sur la dépression, je vous propose d’auto-évaluer votre symptomatologie dépressive à l’aide de cet autoquestionnaire.

Le questionnaire QD2 de P. Pichot permet d’évaluer l’état dépressif.

Répondez le plus honnêtement possible, la première réponse qui vous vient par la tête.


En ce moment, ma vie me semble vide  Oui  Non
J’ai du mal à me débarrasser de mauvaises pensées qui me passent par la tête  Oui  Non
Je suis sans énergie  Oui  Non
Je me sens bloqué(e) ou empêché(e) devant la moindre chose  Oui  Non
Je suis déçu(e) et dégoûté(e) par moi-même  Oui  Non
Je suis obligé(e) de me forcer pour faire quoi que ce soit  Oui  Non
J’ai du mal à faire les choses que j’avais l’habitude de faire  Oui  Non
En ce moment je suis triste  Oui  Non
J’ai l’esprit moins clair que d’habitude  Oui  Non
J’aime moins qu’avant les choses qui me plaisent ou m’intéressent  Oui  Non
Ma mémoire me semble moins bonne que d’habitude  Oui  Non
Je suis sans espoir pour l’avenir  Oui  Non
En ce moment, je me sens moins heureux(se) que la plupart des gens  Oui  Non

SCORE sur 13

 

RESULTATS
Dépression franche si score > ou = 7

Chaque réponse « vrai » vaut 1 point.

Si votre score est supérieur ou égal à 7 : vous présentez effectivement une symptomatologie dépressive. Cela ne signifie pas que vous soyiez dépressif, il peut s’agir d’un état dépressif passager suite à une mauvaise journée, à une succession d’événements désagréables ces derniers temps…

Il est surtout important de s’inquiéter à partir du moment où cet état est constant dans le temps. N’hésitez pas à consulter. Téléphonez-moi au 06.59.54.05.94 afin d’obtenir de l’aide.


 

Qu’est-ce que… La dépression ?

 

1. Définition

État morbide, plus ou moins durable, caractérisé par la tristesse et une diminution du tonus et de l’énergie. Le sujet est anxieux, las, découragé et incapable d’affronter la moindre difficulté. Aussi ne prend-il plus aucune initiative. Il souffre de son impuissance et a l’impression que ses facultés intellectuelles, notamment l’attention et la mémoire, sont dégradées. Le sentiment d’infériorité qui en résulte augmente encore sa mélancolie.

Il est important de pouvoir distinguer tristesse et dépression.

On parlera de tristesse lorsque la cause déclenchante est prise dans un contexte précis non-durable dans le temps.

Exemple : – à la perte d’un proche, il est normal d’éprouver de la tristesse.

On parlera de tristesse pathologique (porte ouverte sur la dépression) lorsque la tristesse devenue durable dans le temps accompagne tous les actes et envahit toutes les pensées possibles de l’individu.

Exemple : – plusieurs mois après la perte de ses parents, cet enfant n’a plus goût à rien.

2. Les différents troubles de la dépression

On les classifie en 5 catégories (émotionnelles, psychomotrices, conatives, cognitives et végétatives).

a) Les perturbations émotionnelles
- L’humeur dépressive :

identifiable par un sentiment mal défini, inhabituel, de tristesse marquée, de découragement, de désespoir. Le sujet se définit comme souffrant d’une tristesse généralisée anormale.

– Elle s’accompagne d’un sentiment de lassitude, de désintérêt généralisé qui est d’autant plus difficile à vivre par le sujet qui se rend parfaitement compte qu’il n’est plus capable de ressentir du plaisir dans les activités ou les situations habituellement agréables.

– Apparition d’une anesthésie affective : lorsque le sujet réalise que ses proches le laissent indifférent, il se culpabilise et s’angoisse. Il pense « n’être plus capable d’aimer ».

Rire, insouciance et légèreté d’âme ont quitté le sujet.

b) Les symptômes psychomoteurs


- Un ralentissement moteur global :

        – Tout dans l’attitude du sujet semble lent

        – Il semble porter « tout le malheur du monde sur ses épaules »

        – Il lui faut du temps pour réfléchir et ne livre que des phrases courtes. Il est avare de

          paroles

        – Sa mimique est pauvre, monotone, triste, sa tête peu mobile.

– Un ralentissement psychique global :

        – La pensée est lente, laborieuse, appauvrie

        – Pas d’idées nouvelles hormis celles en relation avec sa souffrance

        – Capacités de concentration très réduites

        – Très vite embrouillé par le moindre effort intellectuel

        – Ralentissement intellectuel d’où sentiment de lenteur d’écoulement du temps.

c) Les troubles conatifs (symptômes procédant d’une diminution des capacités d’effort et d’initiative)

– Ils sont exprimés indirectement par le sujet par des plaintes d’ « être à bout », « vidé », épuisé, d’avoir perdu son entrain, de manquer de courage, de perte d’énergie…

– Ils sont exprimés directement dans la perte d’initiatives spontanées prises par le sujet pour remédier à son état qu’il vit comme une déchéance méprisable. Son endurance à l’effort est très amoindrie.

d) Les troubles cognitifsLes représentations, les contenus de pensée subissent un ensemble de distorsions pathologiques subtiles, qui constituent la psychologie dépressive proprement dite.

Devenu incapable de faire face à ses difficultés, d’affronter ses relations problématiques, de résoudre un conflit en prenant une décision, il « ne sait plus y faire », un « rien le déborde », il a perdu ses moyens et ne peut plus compter sur lui.

Il s’enfonce ainsi progressivement dans un schéma négatif et en devient esclave.

Il y a un trouble du jugement dans la psychologie dépressive, entendu d’une inclination irrésistiblement négative du jugement porté sur soi et sur les choses.

– Dans un premier temps, la vision que se fait de lui-même le sujet est empreinte de négatif. Il fait des comparaisons avec des personnes qui possèdent certaines qualités inexistantes chez lui et n’accorde aucune importance aux qualités que lui-même pourraient présenter.

A un degré de gravité supplémentaire, culpabilité et auto dépréciation se généralisent et tournent à l’auto-accusation.

– La vision de l’avenir s’atrophie : tout événement nouveau est considéré par le déprimé comme lourd de menaces et d’aggravation, sans espoir de solution : tout est perdu d’avance.

– La vision du monde est aussi déformé par la négativité : tout est « noir », inutile, sans recours.

e) Les signes végétatifs (perturbations somatiques)

L’asthénie : le sujet peut atteindre des degrés d’épuisement, caractérisés par sa fatigabilité à l’effort.

Les troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie.

Les perturbations de l’appétit : la plus courante est l’anorexie, l’augmentation de l’appétit est plus rare.

Les troubles sexuels : désintérêt, dégoût sexuel entraînant impuissance et frigidité (souvent caché de peur d’un regain de culpabilité à l’égard du partenaire).

Les troubles digestifs : sensation de lenteur digestive, de ballonnements, de constipation.

On peut aussi rapporter mais plus rarement : des troubles urinaires, des troubles cardio-vasculaires, des troubles neuromusculaires.

Tout état dépressif s’accompagne, à des degrés divers, de manifestations symptomatiques d’anxiété généralisée :

– Tension nerveuse, secousse musculaire, tressautements ;

– Hyperactivité du système nerveux autonome (gêne respiratoire, palpitations, sécheresse de la bouche, nausée, pollakiurie, gorge nouée, contractions, etc.) ;

– exacerbation de la vigilance, éréthisme, fébrilité, agitation improductive, raptus agressifs et suicidaires.

3. Les différentes formes de dépressions

a) La mélancolie (considérée comme la forme la plus grave d’état dépressif majeur)

Elle se caractérise par : – l’intensité de la douleur morale

                                    – l’importance du ralentissement psychomoteur

                                    – une aboulie complète

                                    – des contenus de pensée particulièrement négatifs et désespérés

                                    – un sentiment de culpabilité omniprésent

                                    – un sentiment d’incurabilité

                                    – des idées « noires » ( idées d’être puni de mort, ruminations                                           suicidaires…)
                                    – une anorexie grave

                                    – des réveils matinaux précoces dans un état d’angoisse                                        douloureux.

On parle également de mélancolie stuporeuse lors d’un ralentissement psychomoteur très intense. A savoir : immobilité totale, état prostré, incapable de boire ou de s’alimenter.

b) Les dépressions psychotiques

Elles se caractérisent par des délires de culpabilité, de honte universelle, de punition, de damnation, de possession diabolique, d’ensorcellement, de métamorphose en un animal repoussant, d’appauvrissement mental, de négation d’organes, de contagiosité (sida) …

c) Les dépression hostiles, agressives

La personnalité du sujet semble avoir changé radicalement. Il est devenu plus agressif, plus impulsif,  ses colères sont mal maîtrisées, il a des violences soudaines inhabituelles…

Cela viendrait du fait que le sujet ne supporte plus l’idée d’être l’objet de remarques blessantes (existantes ou supposées) à son égard : « Secoue toi », « Tu as tout pour être heureux », …

d) Les dépressions pseudo-démentielles

Elles se caractérisent par des troubles graves : – de la mémoire

                                                                      – de l’orientation

                                                                      – de la vigilance

                                                                      – du jugement

                                                                      – de régression affective

                                                                      – des performances intellectuelles

On les rencontre généralement chez les sujets âgés, rarement chez des sujets jeunes.

e) Les dépressions masquées, hypocondriaques

Elle se caractérise par une absence de symptômes de l’humeur dépressive avec une prépondérance des plaintes somatiques.

Elle prennent souvent l’aspect d’une douleur atypique, continue, fixée, qui reste malgré la prescription d’antidouleur.

Le sujet est souvent inconscient qu’il souffre moralement, c’est la raison pour laquelle il « somatise ».

f) Les dépressions anxieuses, agitées

Ces sujets courent un risque suicidaire élevé. Contrairement aux caractéristiques courantes de la dépression, l’agitation psychique et motrice sont majeures, ils sont enclin à des crises de panique.

4. Évolution

L’évolution est extrêmement variable, fonction de l’étiologie, de la personnalité du sujet, de sa tolérance à la souffrance dépressive, du contexte socio-affectif de son existence, des éventuelles mesures thérapeutiques.

Le début est en règle progressif, mais peut être très brutal, en quelques heures.

La période d’état a une durée extrêmement variée. En dehors de tout traitement, il arrive couramment qu’elle atteigne, voire dépasse, 6 mois – 1 an. Elle peut être beaucoup plus courte, de l’ordre d’un mois, ou plus longue, évoluant sur plusieurs années. Le suicide en constitue la terminaison la plus abrupte. Bien des modifications insidieuses de la personnalité peuvent s’opérer lors des évolutions lentes prolongées.

La terminaison est généralement progressive, fréquemment émaillée de récidives de moindre intensité clinique. Elle peut être très soudaine, notamment lors des troubles bipolaires, fréquemment suivie d’une inversion hypomaniaque de l’humeur.

Les traitements actuels permettent de ramener la durée d’un état dépressif à une moyenne de 2-3 mois..

5. Le risque suicidaire

Les troubles décrits ci-dessus conduisent le sujet dans une logique particulièrement autodépréciante et désespérée. Si rien n’est entrepris pour lui venir en aide, la conséquence directe est le risque suicidaire.

– à un simple degré : le sujet s’interroge de plus en plus sur le sens de la vie et sur la nécessité de vivre. Il est assailli par l’idée de la mort, et spécule sur le soulagement qu’elle pourrait lui procurer.

– l’étape suivante est critique : le sujet a fini par se convaincre de mettre un terme à sa vie et à toutes ses idées noires. Il est motivé par le fait qu ‘il s’accuse de « manquer de courage ».

– à un degré de gravité extrême : l’intention de se donner la mort est manifeste, inébranlable, programmée, minutieusement préparée.

6. Traitement (Cf. Que sais-je ? – La dépression – Presses universitaires de France)

Les traitements des dépressions comportent deux temps, l’un curatif et l’autre préventif des rechutes. Le premier est dominé par la chimiothérapie antidépressive, le second renvoie, selon les cas, aux psychothérapies, aux aménagements existentiels ou aux régulateurs de l’humeur. Les trois mesures s’avèrent souvent complémentaires.

I. Traitements curatifs

1. Les antidépresseurs

Ils constituent le traitement essentiel de toutes les dépressions.
Ils sont indiqués dans toutes les dépressions. Tricycliques et antidépresseurs de nouvelle génération ont en moyenne le même pourcentage de succès thérapeutique, entre 60 et 70 % des cas traités. L’efficacité des IMAO est légèrement inférieure vers 50 à 60 %. Mais chaque déprimé peut être sensible à certaines molécules et résister à d’autres, justifiant la multiplicité des composés.
La gravité apparente de la dépression et son appartenance, névrotique ou psychotique, n’ont pas d’incidence sur la posologie. Toute dépression nécessite une dose efficace d’antidépresseurs, assez bien déterminée pour les molécules commercialisées. Les syndromes dépressifs de l’enfant justifient le recours aux antidépresseurs ; la dose se réfère au poids.

Un traitement d’entretien est indispensable après la guérison, d’une durée minimale de quatre à six mois (plus courte, le risque de rechute augmente). Après six mois de guérison, il ne se justifie plus, hormis pour la prévention des récidives. Le traitement peut être arrêté brusquement. Les antidépresseurs, à l’inverse des tranquillisants, n’entraînent pas de phénomène de dépendance psychique ou physique. En réalité, l’arrêt progressif sur quelques semaines permet de détecter éventuellement des indices de rechute, imposant la reprise immédiate d’une posologie efficace.

2. La prise en charge psychothérapeutique de l’accès dépressif

Au cours de l’accès dépressif, il ne saurait être entrepris de psychothérapie, au sens psychanalytique. Le déprimé, avec sa perte de motivation, son  inertie à entreprendre, est dans l’incapacité d’effectuer la demande et de s’impliquer, condition indispensable à la démarche psychothérapeutique.
Le comportement psychothérapeutique s’organise autour des notions de bienveillance, d’écoute, de réassurance et de protection. Il convient d’expliquer au sujet ses tendances à la péjoration et d’étayer les propos sur des faits concrets.
La valorisation des qualités du sujet lui renvoie une image moins déplorable de lui-même et, dans une certaine mesure, restaure un narcissisme défaillant.

3. Thérapies comportementales et cognitives des dépressions

Ces thérapies, relativement récentes, concernent essentiellement les dépressions névrotiques. Les mélancolies, surtout graves, ne relèvent pas de cette thérapeutique.

A) Les thérapies comportementales

Elles visent à modifier le comportement du sujet :
- en l’aidant à retrouver un répertoire adéquat de renforcements positifs ;
- en l’entraînant à développer des comportements adaptés, incompatibles avec le statut de déprimé ;
- en l’engageant dans des activités plaisantes et satisfaisantes.
En somme, amener le sujet à « améliorer sa compétence sociale et son affirmation de soi ».

B) Les thérapies cognitives

Elles prennent en compte la « façon de penser » particulière des sujets.
Le traitement comporte quatre étapes :
- d’abord une explication claire et didactique, fournie au déprimé, sur les liens qui unissent les cognitions, les sentiments (affects) et le comportement ;
- ensuite, le patient doit apprendre à mettre en évidence ses pensées négatives surgissant dans la vie quotidienne et à les relever par écrit ;
- ce stade d’auto-observation est suivi d’un apprentissage pour modifier les cognitions vers des pensées plus réalistes dites « alternatives » et en évaluer les effets dans la vie quotidienne;
- enfin, le thérapeute prescrit à la fin de chaque séance des « tâches à domicile » précises pour consolider l’apprentissage des nouvelles cognitions.

4. La cure de sommeil

Elle peut amortir un stress important et permettre au sujet de s’adapter progressivement, avec une conscience obscurcie et une sensibilité apaisée, à un récent bouleversement de sa vie. Elle peut donc s’envisager dans les dépressions réactionnelles, pendant quelques jours.

5. La sismothérapie (Électrochoc)


Elle s’impose sans délai dans certaines situations :
- les mélancolies délirantes où les antidépresseurs et les neuroleptiques sont insuffisants ;
- dans les dépressions anxieuses, où le risque suicidaire est majeur pendant le délai d’action de quelques semaines des antidépresseurs ;
- les dépressions stuporeuses avec refus d’alimentation ;
- dans les dépressions graves après accouchement, souvent rebelles aux antidépresseurs ;
- dans les mélancolies où les antidépresseurs sont interdits (cardiaques, sujets âgés).

II. Traitements préventifs des rechutes

1. Les psychothérapies

La dépression est parfois mal tolérée ou incomprise. La famille, l’entourage, vainement insistants, en appellent à la volonté engloutie par la maladie. Cette mise en cause culpabilise le déprimé. Il faut au contraire le rassurer et justifier son incapacité à agir comme une inexorable et passagère conséquence de son état.

Le médecin devra confirmer cette réalité pathologique, convaincre de la nécessité et de l’efficacité d’un traitement, même d’une hospitalisation s’il redoute des idées de suicide dont l’aveu éventuel peut avoir une vertu cathartique, car le malade a le sentiment d’être incompris et de vivre une situation unique, indicible, incompréhensible pour l’autre. La nature du trouble de la personnalité, le niveau intellectuel, la capacité d’élaboration symbolique, de verbalisation, l’aptitude à l’introspection conditionnent le type de psychothérapie.

2. Aménagements existentiels

Les difficultés matérielles, les contentieux affectifs, les conditions professionnelles doivent être soigneusement investigués.

Les ennuis pécuniaires ont parfois de douloureuses répercussions. Certains sujets résignés ignorent les possibles recours. L’aide des services sociaux doit être solicitée pour les déprimés indigents.

Ailleurs, les conflits familiaux semblent particulièrement nocifs. Il faut examiner les modifications possibles des comportements des protagonistes. Il est parfois utile de rendre autonome un jeune adulte encore dépendant des parents, ou de conseiller des activités professionnelles à une femme dont la vie domestique casanière paraît terne, ennuyeuse, morose. Etc

3. Les antidépresseurs au long cours

Le maintien du traitement antidépresseur après l’accès a pour objet la prévention des rechutes. On l’envisage pour les formes unipolaires des dépressions endogènes et pour les dépressions récidivantes névrotiques.

4. Les formes résistantes

Certaines dépressions résistent au traitement et évoluent sur un mode chronique. Il convient d’en rechercher les causes. Elles sont schématiquement de trois types :

– cause organique ;

– conditions affectives ou existentielles néfastes ;

– troubles de personnalité associés ; ils peuvent nécessiter des orientations thérapeutiques à côté ou en dehors des antidépresseurs.

7. Présentez-vous une symptomatologie dépressive ?

En général, la plupart d’entre nous associent la dépression à la tristesse, mais d’autres effets affectifs, mentaux et physiques se manifestent également. De nombreuses personnes déprimées n’entrevoient pas d’issue possible. Elles manquent d’énergie et perdent le goût de vivre. Elles ne peuvent pas imaginer qu’elles pourront être encore heureuses ou intéressées à quelque chose, même si la plupart des personnes déprimées réussissent à s’en sortir. Certaines personnes peuvent également souffrir d’anxiété. D’autres peuvent s’isoler et être moins sociables. Elles peuvent devenir colériques et difficiles à satisfaire. Personne ne fait rien comme il faut. La dépression est un monde où l’on se sent très seul.

Les modifications sur le plan du cerveau peuvent affecter les émotions et les capacités mentales. Cela signifie que la personne déprimée peut facilement avoir des pensées négatives et avoir beaucoup de difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions.

Les personnes déprimées éprouvent en plus certains troubles physiques. Certaines n’arrivent pas à s’endormir ou se réveillent très souvent durant la nuit. D’autres ont tout simplement envie de dormir tout le temps. La dépression peut également entraîner une perte d’appétit, un désir de manger tout le temps ou une envie incontrôlable de manger des sucreries. Chez certaines personnes, la dépression entraîne un perte d’intérêt pour les rapports sexuels, chez d’autres, elle peut causer des douleurs d’estomac, de la constipation, des maux de tête, de la transpiration, des palpitations ou d’autres symptômes physiques.

Ni la force de caractère ni la position sociale ne nous mettent à l’abri de la dépression. Cette maladie peut affecter n’importe qui, n’importe quand et à n’importe quel âge. La dépression peut totalement transformer une personne. Toute personne déprimée qui pense à la mort et au suicide a besoin immédiatement de l’aide d’un professionnel.

De nos jours, il existe de nombreuses façons de traiter la dépression et aucune personne déprimée ne devrait souffrir inutilement. Les soins médicaux, les antidépresseurs et le soutien de la famille et des amis contribuent tous au traitement efficace de la dépression.

Le questionnaire QD2 de P.Pichot permet d’évaluer l’état dépressif.
Il est composé de 13 questions. Il faut répondre par vrai ou faux à chacune d’entre-elles.

En ce moment, ma vie me semble vide  Oui  Non
J’ai du mal à me débarrasser de mauvaises pensées qui me passent par la tête  Oui  Non
Je suis sans énergie  Oui  Non
Je me sens bloqué(e) ou empêché(e) devant la moindre chose  Oui  Non
Je suis déçu(e) et dégoûté(e) par moi-même  Oui  Non
Je suis obligé(e) de me forcer pour faire quoi que ce soit  Oui  Non
J’ai du mal à faire les choses que j’avais l’habitude de faire  Oui  Non
En ce moment je suis triste  Oui  Non
J’ai l’esprit moins clair que d’habitude  Oui  Non
J’aime moins qu’avant les choses qui me plaisent ou m’intéressent  Oui  Non
Ma mémoire me semble moins bonne que d’habitude  Oui  Non
Je suis sans espoir pour l’avenir  Oui  Non
En ce moment, je me sens moins heureux(se) que la plupart des gens  Oui  Non

SCORE sur 13

 

RESULTATS
Dépression franche si score > ou = 7

Si votre score est supérieur ou égal à 7 : vous présentez effectivement une symptomatologie dépressive. Cela ne signifie pas que vous soyiez dépressif, il peut s’agir d’un état dépressif passager suite à une mauvaise journée, à une succession d’événements désagréables ces derniers temps…

Il est surtout important de s’inquiéter à partir du moment où cet état est constant dans le temps. N’hésitez pas à consulter.

 

Sources :

http://serge.pilon.pagesperso-orange.fr/t47form.htm

Université Paris X

 

Parlons du Baby-Blues

 

L’association Maman Blues est une association parentale qui a pour but de soutenir et d’informer les personnes concernées par la difficulté maternelle ainsi que de diffuser l’information auprès des professionnels de la santé, de la petite enfance, et du secteur social et public dans un cadre totalement gratuit.

Article intéressant sur le baby-blues: 

« Le baby blues s’il existe, c’est cela qu’il doit permettre, qu’on vous écoute et qu’on vous parle ! Et ce n’est pas parce que ça arrive aussi aux autres, à presque toutes les autres le baby blues ; que ça n’a rien à dire… » Patrick ben Soussan

Autres noms :
Blues du 3ème jour, post-partum blues, blues des mères, home blues, cafard des accouchées, fièvre de lait (autrefois).
L’acte de naissance officiel du baby blues date de 1952 dans un article de Moloney paru dans une revue de la Nouvelle-Orléans, sous le terme de « blues du 3ème jour ».
« Blues » car le bleu est la couleur synonyme du cafard, de la tristesse, de la mélancolie ou du deuil pour les Anglo-Saxons.

De quoi s’agit-il ?
D’un état dépressif passager qui surgit inopinément dans les premiers jours qui suivent la naissance et que l’on peut comprendre comme étant le contre coup normal de cet événement.
Plusieurs explications tant physiologiques que psychologiques président à son émergence. Selon les différents auteurs, il serait :

  • Une réaction physiologique marquant la fin d’un stress physique et moral, liée à la modification brutale du taux d’hormones*.
  • L’adaptation brutale à un évènement chargé en émotions : un moment de coupure avec ce qui a précédé et qui aurait valeur de fonction d’aménagement défensif pour la mère, lui permettant de réaliser le deuil du bébé imaginaire et d’adopter celui qui vient de naître. Il favoriserait ainsi le passage symbolique de son statut de femme enceinte à celui de mère.
  • L’ensemble des déceptions que ressentent les femmes : déception de l’accouchement, déception liée à la perte de leur ventre habité, au fait qu’elles ne soient plus le centre des préoccupations, déception liée à la réalité de l’allaitement jamais aisé à mettre en route…
  • Ce temps où la mère qui s’est donnée toute entière à son accouchement et à la naissance de son enfant, est en attente d’un retour ou d’une reconnaissance de sa part. Ce peut être un temps de solitude
  • Un moment de véritable dépression où « tous les cadavres sortent des placards » Myriam Szejer
  • Un moment complexe et universel qui cumulerait le stress de la fin de grossesse et de l’accouchement et un état de dénudation psychique permettant à la mère de se mettre en phase avec son nouveau né. « Le cristal du Moi maternel serait en partie désorganisé et le blues serait alors l’exacerbation de cette préparation de l’esprit maternel à saisir les indices en provenance de son enfant » Monique Bydlowsky
  • Lié au fait qu’à partir des années 50 (date où l’on commence à en parler) les femmes ont commencé de manière générale à accoucher en milieu hospitalier et non plus à leur domicile .Séparées de leur cadre quotidien et soumises au pouvoir médical, elles seraient devenues sujettes au baby blues en réponse à cette dépossession de leur corps et de leur accouchement. Hypothèse formulée par le psychiatre Guy Benoît
  • L’expression des mouvements psychiques maternels et notamment celui d’une certaine ambivalence face au bébé à la fois merveilleux qu’elle attendait et l’être exigeant et extrêmement dépendant qu’il est en réalité. L’épisode du baby blues renforcerait la possibilité d’investissement de l’enfant réel (Mélanie Klein et Donald Winicott)
  • Un temps d’attente et de vacillement où le tout comme le rien peut arriver, un temps pendant lequel se met en place la relation : «c’est un gué, un passage délicat plutôt qu’un simple état passager» (Psychanalyse de la naissance ‘Jean Marie Delassus)
  • Un temps d’ajustement (toujours selon jean marie Delassus) : Après avoir passé neuf mois d’intimité avec son enfant et de retrouvailles avec la mémoire de son corps, après avoir entrepris un véritable voyage intérieur, la mère se retrouve dans un autre pays et rencontre enfin son bébé : « Il était en elle, et maintenant, il est « hors » d’elle. La maman flotte, se sent bizarre. Elle a changé de fuseau du coeur et se trouve en décalage avec le monde extérieur. Une lame de fond la submerge Elle ne reconnaît plus son identité habituelle, elle connaît mal sa nouvelle identité. Des larmes peuvent jaillir, la tristesse et le doute l’envahir… » Ses deux identités s’entrechoquent dans ce moment immédiat du post-partum…

* Bien qu’aucune recherche n’ait abouti jusqu’à présent pour en conclure à une cause hormonale dans l’épisode du baby blues « Psychopathologie de la périnatalité » de Jacques Dayan.

Retenons surtout à propos du baby blues :

  • Qu’il n’est à priori en rien pathologique.
  • Qu’il touche 50 à 70 % des accouchées (taux variable selon les statistiques et leurs critères de sélection et définition).
  • Qu’il débute en général à partir du 3ème jour et ne va pas au delà de la deuxième ou troisième semaine.
  • Que c’est sa brièveté et son intensité « supportable » qui le caractérisent et le différencient de la dépression du post-partum.

 

Ses caractéristiques:

  • La fatigue mais qui va en s’estompant.
  • Les troubles du sommeil (dans des proportions non inquiétantes) dus à plusieurs choses : rythme des réveils du bébé, épisiotomie, péridurale, montée de lait…
  • La labilité de l’humeur : passage rapide et déconcertant de l’euphorie à la tristesse.
  • Les pleurs et crises de larmes par intermittence, la tristesse en pointillés.
  • Des sentiments « gérables » de doutes, d’ambivalence et de crainte, vis-à-vis de son bébé.
  • Une Hypersensibilité aux critiques comme aux remarques anodines.
  • Une réaction forte aux évènements extérieurs.
  • Un sentiment de frustration ou d’échec au moindre obstacle, une irritabilité inhabituelle.
  • Le sentiment fugace d’être devenue étrangère à sa vie.
  • Des doutes sur ses capacités à devenir une bonne mère, à savoir répondre aux besoins de son bébé.
  • Quelques troubles mnésiques discrets (mémoire immédiate).
  • Sentiment d’étrangeté déconcertant vis-à-vis de son corps et de celui du bébé.
  • Hyper vigilance* et hyperactivité* mais qui ne durent pas (* attention signe possible d’un effondrement lorsque la mère ne veut pas lâcher prise, lorsqu’elle lutte).
  • Distorsions perceptives : images se produisant au réveil. Confinant à l’hallucination ces symptômes peuvent avoir un ou deux pics, d’autres décroissent régulièrement.

 

Cependant, dans le cadre du baby blues, on reste consciente que ces sentiments et émotions sont disproportionnés. On garde au contraire des symptômes de l’effondrement ou de la dépression du post-partum comme un recul salvateur où l’on peut douter de la véracité de ses peurs. Il s’agit d’inquiétudes avec lesquelles on arrive à composer et pas d’angoisses qui nous débordent…

Le baby-blues est donc un évènement transitoire qui ne dure que quelques jours*.
On lit parfois qu’il diminue avec l’apparition d’un rythme plus régulier de vie chez son enfant : Nous nous garderons de minimiser des troubles qui iraient au-delà de ce temps « réglementaire », un bébé pouvant mettre plusieurs mois pour faire ses nuits.

* Dans le cas de mamans de bébés prématurés, le baby blues commencerait au retour de l’enfant à la maison.

Source: http://www.maman-blues.fr/difficulte-maternelle/signes-effondrement.html#babyblues

Qu’est-ce que… La psychanalyse ?

 

Je lance ici une série d’articles visant à expliciter certains termes psychanalytiques, d’après l’ouvrage de Laplanche et Pontalis : Vocabulaire de la Psychanalyse ; sous la direction de Daniel Lagache.

Psychanalyse

= D. : Psychoanalyse. – En. : psycho-analysis. – Es. : psicoanálisis. – I. : psicoanalisi ou psicanalisi. – P. : psicanálise.

● Discipline fondée par Freud et dans laquelle, avec lui, on peut distinguer trois niveaux :

A) Une méthode d’investigation consistant essentiellement dans la mise en évidence de la signification inconsciente des paroles, des actions, des productions imaginaires (rêves, fantasmes, délires) d’un sujet. Cette méthode se fonde principalement sur les libres associations* du sujet qui sont le garant de la validité de l’interprétation*. L’interprétation psychanalytique peut s’étendre à des productions humaines pour lesquelles on ne dispose pas de libres associations

B) Une méthode psychothérapique fondée sur cette investigation et spécifiée par l’interprétation contrôlée de la résistance*, du transfert* et du désir*. A ce sens se rattache l’emploi de psychanalyse comme synonyme de cure psychanalytique ; exemple : entreprendre une psychanalyse (ou : une analyse).

C) Un ensemble de théories psychologiques et psychopathologiques où sont systématisées les données apportées par la méthode psychanalytique d’investigation et de traitement

◼ Freud a d’abord employé les termes analyse, analyse psychique, analyse psychologique, analyse hypnotique, dans son premier article Les psychonévroses de défense (Die Abwehr-Neuropsychosen, 1894) (1). C’est seulement plus tard qu’il a introduit le terme psycho-analyse dans un article sur l’étiologie des névroses, publié en français (2). En allemand, Psychoanalyse figure pour la première fois en 1896 dans Nouvelles observations sur les psychonévroses de défense (Weilere Bemerkungen über die Abwehr-Neuropsychosen) (3). L’emploi du terme psychanalyse a consacré l’abandon de la catharsis* sous hypnose et de la suggestion, et le recours à la seule règle de libre association pour obtenir le matériel*.

Freud a donné plusieurs définitions de la psychanalyse. Une des plus explicites se trouve au début de l’article de l’Encyclopédie paru en 1922 : « Psychanalyse est le nom :

« 1° D’un procédé pour l’investigation de processus mentaux à peu près inaccessibles autrement ;

« 2° D’une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement de désordres névrotiques ;

« 3° D’une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui s’accroissent ensemble pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique » (4).

La définition proposée en tête de l’article reproduit sous une forme plus détaillée celle donnée par Freud dans ce texte.

Sur le choix du terme psychanalyse, nous ne saurions mieux faire que de laisser la parole à celui qui forgea le terme dans le temps même où il dégageait sa découverte : « Nous avons nommé psychanalyse le travail par lequel nous amenons à la conscience du malade le psychique refoulé en lui. Pourquoi « analyse », qui signifie fractionnement, décomposition et suggère une analogie avec le travail qu’effectue le chimiste sur les substances qu’il trouve dans la nature et qu’il apporte dans son laboratoire ? Parce qu’une telle analogie est, sur un point important, effectivement fondée. Les symptômes et les manifestations pathologiques du patient sont, comme toutes ses activités psychiques, d’une nature hautement composée ; les éléments de cette composition sont en dernier ressort des motifs, des motions pulsionnelles. Mais le malade ne sait rien ou trop peu de ces motifs élémentaires. Nous lui apprenons donc à comprendre la composition de ces formations psychiques hautement compliquées, nous ramenons les symptômes aux motions pulsionnelles qui les motivent, nous désignons au malade dans ses symptômes des motifs pulsionnels jusqu’alors ignorés, comme le chimiste sépare la substance fondamentale, l’élément chimique, du sel dans lequel, en composition avec d’autres éléments, il était devenu méconnaissable. De la même façon nous montrons au malade, sur les manifestations psychiques tenues pour non pathologiques, qu’il n’était qu’imparfaitement conscient de leur motivation, que d’autres motifs pulsionnels qui lui étaient restés inconnus ont contribué à les produire.

« Nous avons aussi expliqué la tendance sexuelle à l’être humain en la fractionnant en ses composantes, et, lorsque nous interprétons un rêve, nous procédons de façon à négliger le rêve comme totalité et c’est de ses éléments isolés que nous faisons partir les associations.

« Cette comparaison justifiée de l’activité médicale psychanalytique avec un travail chimique pourrait suggérer une direction nouvelle à notre thérapie […]. On nous a dit : à l’analyse du psychisme malade doit succéder sa synthèse ! Et bientôt on s’est montré inquiet de ce que le malade puisse recevoir trop d’analyse et pas assez de synthèse et soucieux de mettre le poids principal de l’action psychothérapique sur cette synthèse, sur une sorte de restauration de ce qui avait été pour ainsi dire détruit par la vivisection.

« […] La comparaison avec l’analyse chimique trouve sa limite en ceci que dans la vie psychique nous avons affaire à des tendances soumises à une compulsion à l’unification et à la combinaison. Parvenons-nous à décomposer un symptôme, à libérer une motion pulsionnelle d’un ensemble de relations, celle-ci ne reste pas isolée mais entre aussitôt dans un nouvel ensemble.

« […] Aussi chez le sujet en traitement analytique, la psychosynthèse s’accomplit sans notre intervention, automatiquement et inévitablement » (5).

Une liste des principaux exposés généraux de la psychanalyse publiés par Freud se trouve dans la Standard Edition (6).

La vogue de la psychanalyse a amené de nombreux auteurs à désigner par ce terme des travaux dont le contenu, la méthode et les résultats n’ont plus que des rapports très lâches avec la psychanalyse proprement dite.

(1) Cf. Freud (S.). G.W., I, 59-74 ; S.E., III, 45-68.

(2) Cf. Freud (S.). L’hérédité et l’étiologie des névroses, 1896. G.W., I 407-22 ; S.E., III, 143-56.

(3) Cf. Freud (S.). G.W., I, 379, 383 ; S.E., III, 162, 165-6.

(4) Freud (S.). « Psychoanalyse » und « Libidotheorie », 1923. G.W., XIII, 211 ; S.E., XVIII, 235.

(5) Freud (S.). Wege der psychoanalytischen Therapie. 1918. G.W., XII, 184-6 : S.E., XVII, 159-61 ; Fr., 132-4.

(6) S.E., XI, 56.

Un vrai cadeau à ceux qui s’intéressent à la psychanalyse

 

Un site internet (Celui de Patrick Valas) met à disposition du public presque tous les écrits de Jacques Lacan en format PDF, mais aussi et surtout les enregistrement audio de ses séminaires.

L’enseignement de Lacan étant dispensé par voie orale, c’est fantastique de pouvoir l’écouter au lieu de le lire !

Lacan est certe un personnage controversé aujourd’hui,  il n’en est  pas moins un très grand monsieur ayant tout à fait renouvelé le champ de la psychanalyse, et je pense que même parmi ses détracteurs nombreux seront les curieux ayant envie de l’entendre !

Un grand merci à Patrick Valas pour son travail.

Professionnels, amateurs de psychologie et de psychanalyse, curieux, n’hésitez pas à aller faire un tour ici : http://www.valas.fr/

Pourquoi il ne faut jamais secouer un bébé

Que faire quand un bébé pleure ?

De nombreux parents peuvent se retrouver désarmés face aux pleurs parfois inextinguibles de leur bébé. Il faut à tout prix éviter de « craquer » et de s’énerver contre le bébé, et surtout ne jamais en arriver à le secouer.

Pour cela, quelques conseils. Après avoir vérifié que le bébé n’a pas faim, n’a pas mal, n’a pas de fièvre, n’est pas irrité par sa couche, que sa couche n’a pas besoin d’être changée…

– Laisser pleurer le bébé quelques minutes dans son lit, couché sur le dos, et changer de pièce afin de respirer un peu et de retrouver son calme.

– Appeler quelqu’un (une mère, soeur, un ami…)

– Ne pas rester seule. Demander à quelqu’un de venir prendre le relai quelques minutes auprès du bébé. Cela est souvent très efficace. De nombreuses maman sont surprises de voir que malgré tous leurs efforts elles n’ont pas réussi à calmer leur bébé. Lorsque le papa ou une autre personne arrive, le bébé se calme. Cela représente tout simplement un changement d’environnement pour le bébé. Ou alors, l’autre personne trouve « un truc » auquel la maman n’avait pas pensé car elle n’est pas prise dans la situation stressante…

Plusieurs enfants meurent chaque année des suites de violentes secousses effectuées par leur père, leur mère ou une autre personne, comme par exemple une nourrice.

  • 10% environ de ces enfants meurent des suites de ces secousses et 75% présentent des séquelles.
  • Cette anomalie survient le plus souvent chez des bébés âgés de moins de un an.
  • Les garçons sont les plus touchés.
  • Le syndrome de l’enfant secoué concerne souvent le premier enfant : les parents, quand ils sont en cause, sont inexpérimentés ou épuisés et s’affolent, perdent leurd moyens lorsque leur bébé pleure sans arrêt.

Les bébés en très bas âge, de moins de 6 mois, présentent des caractéristiques qui les rendent plus fragiles.

Conditions anatomiques favorisant cet accident

  • Le cerveau, trop petit, ne remplit pas la boite crânienne risquant ainsi de toucher les parois osseuses lors de mouvements de va et vient violents : le cerveau flotte, s’écrase contre les parois et provoque une rupture des vaisseaux sanguins
  • Le poids de la tête est proportionnellement trop lourd par rapport au poids du corps.
  • Les muscles du cou empêchent le bébé de maintenir sa tête bien droite : la tête peut être projetée en avant ou en arrière lors de secousses.

Symptômes

Les secousses violentes ont des répercussions sur le cerveau du bébé et peuvent provoquer une hémorragie cérébrale ou un oedème en raison du choc survenant sur la boite crânienne.

  • Fatigue ou somnolence brutale pouvant ressembler aux manifestations provoquées par un virus
  • Vomissements
  • Malaise
  • Perte de connaissance
  • Crise d’épilepsie
  • Arrêt respiratoire
  • Arrêt cardiaque
  • Paralysie
  • Perte de la vision….

Maltraitance ou imprudence

La maltraitance est souvent mise en cause dans le syndrome de l’enfant secoué. Dans ce cas, d’autres signes peuvent s’observer lors de l’examen du bébé : fractures de côtes, ecchymoses sur le corps…

Malheureusement, il arrive également que cette anomalie soit causée par une imprudence sans relation avec une maltraitance volontaire. Consulter rapidement votre médecin si votre bébé somnole, vomit ou fait un malaise après avoir été secoué. En effet, un transfert en réanimation doit être effectué le plus rapidement possible en cas de lésions neurologiques.