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Psychologue clinicienne et praticienne EMDR à TOULOUSE, je reçois adultes, enfants et adolescents.

Vous trouverez sur ce site internet une présentation de mon activité clinique, des articles autour de la psychologie, de la psychanalyse, de la périnatalité, de la parentalité.

Je vous accueille dans mon cabinet situé à Toulouse au coeur du quartier Saint-Agne afin de faire le point sur vos difficultés ou celles de votre enfant. Celui-ci est aménagé dans un cadre intime et apaisant et peut accueillir plusieurs adultes. Les enfants y trouveront des jeux symboliques et d’imitation, les bébés y trouveront un espace d’éveil et de détente avec des tapis, des arches et des hochets.

Le cabinet se situe au 13 rue Maran – 31400 Toulouse (métro B saint-Agne, ou Gare SNCF saint-Agne) –  Tel : 06.59.54.05.94

Les consultations sont exclusivement sur rendez-vous. Pour en connaître les modalités, cliquez ICI.

Les consultations peuvent avoir lieu en français ou en espagnol.

En cas de réelle urgence psychologique, un rendez-vous peut être obtenu très rapidement.

Mes spécialités : Psychothérapies de l’enfant et de l’adulte – Thérapies de couples – Thérapies familiales – Thérapies mère/bébé – Psychologie du handicap

 

 

Thérapie EMDR : Témoignages de patients

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Témoignage d’Olivier, Avignon, France, mars 2011

Le 7 mars dernier, j’ai été victime d’un accident de la circulation, suite à cet accident j’ai développé ce que l’on appelle un stress post-traumatique. Par la suite, ce fut un mois entier de souffrance psychique avec son cortège d’inconforts et d’angoisses, jusqu’à ce que je découvre sur internet la méthode EMDR, en consultant les possibilités qui étaient offertes aux personnes ayant vécus ce type de stress.
Ce fut une révélation, j’ai été littéralement transformé ! Suite à la première séance passée avec mon psychologue spécialisé, non seulement je n’avais plus de symptômes liés aux SPT, mais je me sentais réellement guéri ! (…)
Elle m’a tout simplement permis de redevenir ce que j’étais avant l’accident, c’est à dire moi même, en digérant le trauma.

Témoignage d’Ambre, France, septembre 2016

Je m’appelle Ambre, et j’ai 25 ans. Je suis l’une de ces personnes à qui l’on ne demande pas comment elles vont mais plutôt où elles sont… Une vraie pile électrique, toujours sur la route. Et il y a un an et demi pourtant j’ai pété les plombs en m’asseyant dans un avion.

C’était en janvier dernier et je me souviens des longues heures d’angoisse qui ont suivi ce moment, de mon incompréhension, de la peur latente et de mon incapacité à bouger. Impossible de reprendre l’avion, impossible de repartir chez moi (je vivais alors à l’étranger) … J’allais mourir, j’étais bloquée. Les premiers jours, la simple mention d’un avion, aéroport ou le fait de me déplacer, que ça soit seule ou accompagnée, me terrorisait.

Pour me rendre à ma première séance d’EMDR prévue le 04 février 2015 il a fallu que mon père m’accompagne car le cabinet de ma praticienne était situé à 45 mn de mon domicile. Sortir, conduire, regarder quelqu’un dans les yeux, parler, respirer… Tout n’était que souffrance. Même le sommeil était devenu un lieu peuplé de cauchemars. Je me sentais foutue, j’étais donc dans un état critique. Ma peur, ma phobie des transports tout particulièrement focalisée sur l’avion, s’était emparée de moi. Le monstre, comme je l’ai appellé, ne me quittait plus.

A partir de là « la magie » de l’EMDR a tout changé. Je ne serai pas la première à décrire les résultats immédiats et quasi miraculeux de l’EMDR : dès la deuxième session je conduisais seule et après encore deux ou trois séances j’ai pu prendre le bus et rejoindre des amis à 1h de trajet. Après un mois et demi de traitement, je prenais un train pour Paris et décrochais un chouette boulot. Déménagement, reprise du travail en juin…

La vie a recommencé. Mais plus belle, plus brillante qu’avant. J’ai découvert une mère aimante et un père protecteur. J’ai découvert des amis dévoués. Une famille unie. J’ai aussi dit au revoir à beaucoup de gens qui n’avaient finalement rien à m’apporter de bon. Et les choses ont changé. Rapidement et profondément.

Ma phobie des transports s’est peu à peu évaporée et mes angoisses ont disparu… Je n’aurais pas pensé pouvoir vivre de nouveau à peine 6 mois après avoir touché le fond. Pourtant je ne reprenais toujours pas l’avion.

Une fois établie sur Paris, j’ai continué l’EMDR avec une nouvelle praticienne. La vie a repris son cours… Le calme après ces mois de tempête. Et doucement, tout doucement, à force de patience, de petites remises en question, de temps passé à scanner les raisons de mon mal-être …  Bref de petits efforts quotidiens… j’ai dompté le monstre.

Je me suis retrouvée un jour de mars direction l’aéroport de Londres, complètement stressée (bien évidemment en retard) à courir hors d’haleine pour avoir mon avion à l’heure… Pour finalement m’asseoir exténuée à ma place et m’endormir en trois minutes. Comme d’habitude. Non plutôt : comme avant.

Mars 2016 j’ai repris l’avion! Soit à peine un an après avoir fini ma première grosse phase de traitement EMDR.

Ce jour-là, j’ai retrouvé ma liberté… Et je vous écris ces mots avec un sourire béat aux lèvres.

D’ailleurs, c’est assez rigolo : moi la phobique des transports, je vous écris depuis un TGV Paris-Lyon, trajet que j’effectue toutes les semaines… Mais j’aurais pu aussi vous écrire depuis une aire d’autoroute ou encore l’aéroport de Londres, Amsterdam, Edinbourg ou Bordeaux… Certaines choses ne changent finalement pas et j’ai encore tellement d’endroits où j’ai envie d’aller, de gens à rencontrer, de surprises qui m’attendent. Bien sur ma vie n’est pas parfaite et peut-être qu’un jour il faudra que je recommence une thérapie.

Mais je n’ai plus peur… Et il paraît « que je rayonne ». Moi tout ce que je sais c’est que je suis heureuse comme je ne l’ai jamais été !

Alors courage à tous ! Je ne suis pas une exception, je suis comme nous tous. Prenez du temps pour vous, pour vous reconstruire… La vie est longue et je vous promets qu’elle peut être merveilleuse.

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis née pour te connaître
Pour te nommer… »

Paul Eluard

 

 

Témoignage de Christiane, Bondoufle, France, avril 2014

Je m’appelle Christiane et j’ai 48 ans. Je choisi de venir témoigner sur votre site parce que j’espère que mon histoire pourra aider d’autres personnes d’une part, et puis c’est le seul moyen pour moi de remercier toutes les personnes qui oeuvrent à faire connaître l’EMDR.
Il y un an, je me suis trouvée, pour la deuxième fois de ma vie, plongée dans une dépression importante alors que l’on m’annonçait que j’avais peut-être un adénome à prolactine sur l’hypophyse suite à une anomalie de prolactine dans ma prise de sang. La démesure de ma réaction face à ce diagnostic non encore établi a étonné mon entourage, et moi plus encore, mais je ne pouvais plus rien maîtriser. Les examens que j’ai pu faire n’ont rien révélé, néanmoins mon état dépressif a continué d’empirer….
Il faut savoir que 20 ans auparavant, alors que j’étais enceinte de 5 mois et demi d’une seconde grossesse, j’ai sombré dans une profonde dépression. J’avais perdu le sommeil et toutes sortes de phobies et de pulsions morbides hantaient mes jours comme mes nuits. J’avais été alors hospitalisée, ne me supportant plus, j’avais peur de faire du mal à mon premier enfant comme à moi-même d’ailleurs. Je vais passer tous les détails de cette dépression, mais on m’avait alors imposé un jeune psychiatre/psychothérapeute qui n’a eu de cesse de me dire qu’il pensait que ce n’était pas grave et que je devais chercher des réponses dans mon enfance, ce que j’ai essayé de faire. Les médecins de l’époque pensaient que c’était peut-être aussi hormonal et que tout rentrerait dans l’ordre après la naissance de l’enfant que je portais, d’autant plus qu’après mon premier accouchement j’avais déclenché une maladie auto-immune touchant la thyroïde (basedow, puis ensuite Hashimoto). Ils m’ont donc médicalisée aussi fortement qu’on pouvait l’être à l’époque dans mon état, mais rien n’y faisait, je vivais toujours des pulsions morbides. Autant vous dire qu’à partir de ce moment, ce nouvel enfant, pourtant désiré et qui devait arriver dans mon existence, me terrorisait. Ça ne s’est évidemment pas arrangé après l’accouchement comme les médecins me l’avaient annoncé, bien au contraire…
J’ai eu la chance de rencontrer par la suite une psychologue très gentille, qui a compris et jugé que mon état était très sérieux. Elle m’a aidée à me relever un peu, mais je vivais toujours avec des hauts et surtout beaucoup de bas. Malheureusement, elle a dû arrêter de professer suite à un accident. Par la suite, j’ai rencontré d’autres thérapeutes (5 en tout) car ma vie n’était que difficultés. Durant toutes ces années, j’ai cherché à trouver des solutions, pensant souvent que j’étais folle et mes proches de penser que j’étais faible psychologiquement. C’est en 2007, que j’ai eu connaissance du livre « Guérir » de David Servan Schreiber à qui je voue une reconnaissance éternelle d’avoir laissé dans le sillage de sa vie tant de conseils qu’il a su mettre au niveau de personnes non initiées comme moi. L’EMDR apparaissait comme intéressante, mais il s’agissait principalement de traiter les stress post traumatiques, or je ne voyais rien qui puisse en être un dans ma vie.
Néanmoins, l’année dernière, je me suis retrouvée dans un état quasi équivalent à celui où je me trouvais lors de ma seconde grossesse … j’étais certaine que le dérèglement hormonal qui m’arrivait était probablement la cause de ma nouvelle dépression sévère car j’en avais très peur croyant que les hormones étaient à l’origine de tous mes maux. Je n’avais alors jamais eu d’autres pistes d’explications réelles que celle-ci, ayant exploré toute ma vie avec mes différents thérapeutes.
Je pris la décision de rechercher une thérapeute en EMDR et j’ai eu la chance d’en trouver une dans la ville voisine, car mon état et mes médicaments ne m’auraient jamais permis d’aller bien loin. Mes autres thérapies m’auront au moins servie à raconter très rapidement mon parcours à ma nouvelle psychologue. Elle a rapidement fait le lien avec mon premier accouchement qui s’était très mal passé physiquement pour moi, agrémenté d’une équipe médicale détestable. J’avais souffert le martyr et avait failli mourir ainsi que mon bébé. Tout s’était bien terminé et tant mieux… sauf qu’une partie de moi était restée morte dans ce premier accouchement.
J’ai eu du mal à accepter de revenir à cet évènement mais lorsque ma thérapeute a réussi à m’y faire accéder, ça été l’explosion… presque 24 ans après mon premier accouchement… Aujourd’hui je suis guérie et j’arrive à penser que c’est une chance finalement d’avoir replongée car je n’aurai jamais eu la chance de connaître le bonheur d’être enfin en paix. Personne ne peut vraiment imaginer la douleur qu’est d’être dans cet état sauf ceux qui en ont été les victimes ou certains professionnels de santé qui connaissent la problématique. Qui aurait pu penser qu’un accouchement puisse entrainer un ESPT ? Catherine, ma thérapeute est psychologue, psychothérapeute et psychanalyste. Néanmoins, elle a eu l’intelligence de remarquer que l’EMDR donnait des résultats réels. J’ai le sentiment d’avoir toujours voulu me battre pour m’en sortir mais l’ESPT ne vous permet pas d’y arriver seule. Ce n’est pas faute d’avoir consulté et des personnes sérieuses pourtant !
Mon témoignage est long et je vous en demande pardon, mais 24 ans de ma vie sont passés dans cette agonie. Puisse mon histoire aider d’autres mamans ou d’autres personnes, c’est aujourd’hui mon souhait le plus cher !

 

Retrouvez d’autres témoignages sur le site EMDR France

Comment se passe un traitement EMDR?

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Une préparation est indispensable : des entretiens préliminaires permettent au patient d’établir une relation de confiance avec son praticien et d’identifier, avec son aide, le ou les souvenirs traumatiques à l’origine de ses difficultés.

Ces souvenirs seront ensuite retraités, un à un, lors des séances. Il faut parfois plusieurs séances pour traiter un seul souvenir. Pour les enfants, le traitement EMDR peut se faire en présence des parents en fonction de l’âge de l’enfant.

Le processus de traitement activé par la méthode est un processus conscient. Il correspond à ce que fait naturellement notre cerveau quand il ne se bloque pas.

Au début d’une séance EMDR, le praticien demande au patient de se concentrer sur l’évènement perturbant, en gardant à l’esprit les souvenirs sensoriels de l’évènement (image, son, odeur, sensation physique), ainsi que les pensées et ressentis actuels qui y sont associés. Le praticien commence alors des séries de stimulations bilatérales alternées, c’est-à-dire qu’il stimule le cerveau alternativement du côté gauche puis droit, soit par des mouvements oculaires, soit par des stimulations tactiles, soit par des bips sonores. Entre chaque série, il suffit alors que le patient remarque ce qui lui vient à l’esprit. Il n’y a aucun effort à faire pendant la stimulation pour obtenir tel ou tel type de résultat ; l’évènement se retraite spontanément, et différemment pour chaque personne selon son vécu, sa personnalité, ses ressources, sa culture.

Les séries de stimulations bilatérales continuent jusqu’à ce que le souvenir de l’évènement ne soit plus source de perturbations mais soit associé à des ressentis calmes ainsi qu’à des pensées positives et constructives.

Une séance d’EMDR dure de 60 à 90 mn (plus courte chez l’enfant). Pendant cette période, le patient peut traverser des émotions intenses, et à la fin de la séance, il peut généralement ressentir une nette amélioration.

A qui s’adresse l’EMDR ?

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La thérapie EMDR s’adresse à toute personne (de l’enfant – même en bas âge – à l’adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologiques.

Il peut s’agir de traumatismes « évidents », avec un grand « T », tels les violences physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, les décès, les maladies graves, les incendies, les catastrophes naturelles, les situations de guerre et attentats, …

Mais il peut s’agir aussi d’événements de vie difficiles ou de traumatismes avec un petit « t », qui passent inaperçus et peuvent être la source d’émotions ou de comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne (enfance perturbée, séparations, fausses couches et IVG, deuils, difficultés professionnelles, etc…)

Ces perturbations émotionnelles s’expriment sous diverses formes : irritabilité, angoisse, cauchemars, tendance à l’isolement, état dépressif, comportement agité voire violent, douleurs physiques, somatisations, régression chez l’enfant, …

D’autres troubles psychologiques relèvent aussi, dans certains cas, de traumatismes récents ou anciens, parfois inconscients : dépression, addictions, troubles du comportement alimentaire, attaques de panique, phobies, …

Ces perturbations apparaissent quand notre cerveau est dépassé par un choc traumatique et n’arrive pas à traiter (ou digérer) les informations comme il le fait ordinairement. Il reste bloqué sur l’évènement, sans que nous en ayons conscience, et ce sont les vécus traumatiques non digérés qui sont sources de ces perturbations.

La thérapie EMDR permet de débloquer les mécanismes naturels de traitement de l’information, et ainsi le traumatisme peut enfin être retraité (ou digéré), même de nombreuses années après.

La thérapie EMDR est aujourd’hui une approche thérapeutique mondialement reconnue par la communauté scientifique pour son efficacité dans le traitement des troubles post-traumatiques. Elle est la seule avec les thérapies comportementales et cognitives dont l’usage est officiellement recommandé pour le traitement des états de stress post traumatique par la Haute Autorité de la Santé (HAS) qui intervient dans la validation des soins médicaux, depuis juin 2007. La liste des principales études et de nombreux articles sont disponibles sur le site www.emdr-france.org .

La thérapie EMDR, qu’est-ce que c’est ?

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La thérapie EMDR est une nouvelle approche de psychothérapie qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, soit par le mouvement des yeux soit par des stimuli auditifs ou cutanés, pour induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. Cette thérapie poursuit le mouvement de recherche clinique et de soins inaugurés par la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, les traitements par exposition, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les psychothérapies brèves centrées sur la personne.

La thérapie EMDR a été créée à la fin des années 80 dans la Baie de San Francisco. En moins de 10 ans, elle est devenue un des modes de traitement psychothérapeutique du PTSD (ou ESPT : État de Stress Post-Traumatique) ayant donné lieu au plus grand nombre d’études cliniques. Ses initiales viennent de son appellation anglo-saxonne : Eye-Movement Desensitization and Reprocessing, ou Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires, même si la méthode ne se limite désormais plus à l’utilisation des mouvements oculaires.

Le protocole de la thérapie EMDR repose sur un ensemble de principes qui sont essentiels à une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans la capacité d’auto-guérison propre à chacun, l’importance de l’histoire personnelle, une approche centrée sur la personne, un pouvoir restauré, l’importance du lien corps-esprit, un bien-être et une amélioration des performances.

Plusieurs études contrôlées ont démontré la remarquable efficacité de la thérapie EMDR pour la résolution les états de stress post-traumatiques (ESPT en français, PTSD dans la littérature anglo-saxonne), autant chez les victimes de traumatismes civils (viols, accidents, deuils) que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits dans les pays en voie de développement. De fait, à ce jour, la thérapie EMDR est une des méthodes de traitement des états de stress post-traumatiques (ESPT ou « PTSD ») les mieux documentées par la littérature scientifique.

Le livre qui sert de référence aux praticiens de la thérapie EMDR et à l’enseignement de la méthode s’intitule « Eye-movement Desensitization and Reprocessing : Basic principles, protocols and procedures », publié par Guilford Press (2001). Son auteur est Francine Shapiro, Ph.D. Elle est fondatrice de la thérapie EMDR, Senior Research Fellow du Menlo Park Research Institute (« L’École de Palo Alto »), et présidente de l’EMDR Institute, Californie. En juillet 2002, Francine Shapiro a reçu le prix Sigmund Freud décerné conjointement par le Congrès Mondial de Psychothérapie et la ville de Vienne.

Deux articles importants dans le New York Times décrivent l’EMDR : Francine Shapiro y répond aux questions des lecteurs et présente les données empiriques disponibles. (articles en anglais) :

http://consults.blogs.nytimes.com/2…

http://consults.blogs.nytimes.com/2…

Reportage télévisuel

En cliquant sur le lien ci-dessous vous pourrez voir un reportage sur la thérapie EMDR du magazine de la santé de France 5 :

http://www.allodocteurs.fr/actualit…

L’intervention du Dr Christophe Marx dans l’émission Télématin sur France 2 :

http://www.france2.fr/emissions/tel…

https://www.youtube.com/watch?v=SOB…

Source de cet article : EMDR France

De l’interêt d’une psychothérapie intégrative et multimodale

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Beaucoup de psychothérapeutes choisissent de se référer à une seule et unique théorie, comme la psychanalyse, les thérapies cognitives, les thérapies comportementales, les thérapies cognitive-comportementales ou encore la gestalt-thérapie… Plus de 400 types de psychothérapie sont référencés en France !

Il est certainement plus pratique pour certains thérapeutes d’élire une théorie du comportement humain, assortie d’un guide pratique, et de n’en plus bouger. Muni alors d’un prêt-à-penser et d’un prêt-à-agir, le thérapeute n’a plus beaucoup à réfléchir, et surtout ne ressent plus le besoin de s’adapter à son patient…

Pourtant, tous les patients ne rencontrent pas les mêmes difficultés, ne possèdent pas les même ressourcent, et n’ont pas les même besoins. Il a été démontré que certains types de thérapie sont plus efficaces pour certains types de personnalité ou pour certains troubles en particulier.

Certains patients auront un immense besoin de réassurance et de soutien affectif, tandis que d’autres pourraient ressentir cela comme une intrusion agressive, par exemple !

La gamme de patients pour lesquels un thérapeute peut être utiles est probablement directement proportionnelle au niveau de flexibilité et de faculté d’adaptation qu’il peut contenir en lui.

La thérapie intégrative présuppose un type d’entraînement et d’apprentissage du thérapeute très différent de celui des approches traditionnelles de la thérapie. Le thérapeute doit rester constamment vigilant à ne pas se laisser tenter d’adapter le patient au traitement. L’objectif primordial des premières séances est de déterminer comment mettre le traitement à portée du patient (O. Chambon, 2003).

Sinon celui-ci recevrait non pas le traitement le plus adapté pour sa personnalité et ses troubles, mais le traitement le mieux maîtrisé par celui qui le propose !

Quand les thérapeutes suivent des règles de conduite fixes et rigides, « universelles », ils détruisent ainsi l’initiative et la créativité, au seul bénéfice de la sécurité.

Les thérapeutes adhérant à ces règles sont ainsi soulagés de la peur de penser et agir par eux-même. Ils savent comment répondre, quelle relation ils peuvent autoriser, comme si tous les patients venaient du même moule.

La richesse dans le fait d’aborder chaque patient singulièrement, réside dans l’appréciation de la profondeur et la nature de la relation qui conviendra le mieux aux besoins et attentes de l’individu en demande d’aide. Les psychothérapeutes multimodaux ne répondent qu’à ces seules injonctions : « Ne soyez pas rigides! » ; « N’humiliez pas une personne ou ne la dépouillez pas de sa dignité! ».

La responsabilisation, une des clés du changement

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Dans l’ouvrage Les bases de la psychothérapie, les auteurs (Olivier Chambon, Michel Marie-Cardine) emploient une belle métaphore illustrant les principes de répétition et de responsabilisation :

« Je marche dans la rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je tombe dedans

Je suis désespéré

Tout est foutu

Ce n’est pas de ma faute

Cela prend une éternité pour trouver comment sortir

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je fais comme si je ne le voyais pas

Je tombe dedans à nouveau

C’est incroyable de se retrouver là

Mais ce n’est pas de ma faute

Cela prend tout de même un sacré temps pour s’en sortir !

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je vois qu’il est là

Je tombe dedans… c’est une habitude… mais mes yeux sont ouverts

Je sais où je suis

C’est de ma faute

J’en sors immédiatement

J’emprunte la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je le contourne

J’emprunte une autre rue ».

 

Nous avons là l’illustration d’un scénario évolutif qui mérite notre attention : expérience malheureuse, répétition de cette expérience, prise de conscience de cette répétition et de la souffrance associée, réflexion sur l’aspect inéluctable ou non de cette situation, responsabilisation vis-à-vis du choix possible, puis choix.

La thérapie est parfaitement indiquée pour prendre conscience de ces répétitions, en assumer la responsabilité et pouvoir enfin agir en toute conscience, de manière éclairée.

Devenez acteur de votre propre vie !