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Psychologue clinicienne A TOULOUSE, je reçois adultes, enfants et adolescents.

Vous trouverez sur ce site internet une présentation de mon activité clinique, des articles autour de la psychologie, de la psychanalyse, de la périnatalité, de la parentalité.

Je vous accueille dans mon cabinet situé à Toulouse au coeur du quartier Saint-Agne afin de faire le point sur vos difficultés ou celles de votre enfant. Celui-ci est aménagé dans un cadre intime et apaisant et peut accueillir plusieurs adultes. Les enfants y trouveront des jeux symboliques et d’imitation, les bébés y trouveront un espace d’éveil et de détente avec des tapis, des arches et des hochets.

Le cabinet se situe au 13 rue Maran – 31400 Toulouse (métro B saint-Agne, ou Gare SNCF saint-Agne) –  Tel : 06.59.54.05.94

Les consultations sont exclusivement sur rendez-vous. Pour en connaître les modalités, cliquez ICI.

Les consultations peuvent avoir lieu en français ou en espagnol.

En cas de réelle urgence psychologique, un rendez-vous peut être obtenu très rapidement.

Mes spécialités : Psychothérapies de l’enfant et de l’adulte – Thérapies de couples – Thérapies familiales – Thérapies mère/bébé – Psychologie du handicap

 

 

De l’interêt d’une psychothérapie intégrative et multimodale

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Beaucoup de psychothérapeutes choisissent de se référer à une seule et unique théorie, comme la psychanalyse, les thérapies cognitives, les thérapies comportementales, les thérapies cognitive-comportementales ou encore la gestalt-thérapie… Plus de 400 types de psychothérapie sont référencés en France !

Il est certainement plus pratique pour certains thérapeutes d’élire une théorie du comportement humain, assortie d’un guide pratique, et de n’en plus bouger. Muni alors d’un prêt-à-penser et d’un prêt-à-agir, le thérapeute n’a plus beaucoup à réfléchir, et surtout ne ressent plus le besoin de s’adapter à son patient…

Pourtant, tous les patients ne rencontrent pas les mêmes difficultés, ne possèdent pas les même ressourcent, et n’ont pas les même besoins. Il a été démontré que certains types de thérapie sont plus efficaces pour certains types de personnalité ou pour certains troubles en particulier.

Certains patients auront un immense besoin de réassurance et de soutien affectif, tandis que d’autres pourraient ressentir cela comme une intrusion agressive, par exemple !

La gamme de patients pour lesquels un thérapeute peut être utiles est probablement directement proportionnelle au niveau de flexibilité et de faculté d’adaptation qu’il peut contenir en lui.

La thérapie intégrative présuppose un type d’entraînement et d’apprentissage du thérapeute très différent de celui des approches traditionnelles de la thérapie. Le thérapeute doit rester constamment vigilant à ne pas se laisser tenter d’adapter le patient au traitement. L’objectif primordial des premières séances est de déterminer comment mettre le traitement à portée du patient (O. Chambon, 2003).

Sinon celui-ci recevrait non pas le traitement le plus adapté pour sa personnalité et ses troubles, mais le traitement le mieux maîtrisé par celui qui le propose !

Quand les thérapeutes suivent des règles de conduite fixes et rigides, « universelles », ils détruisent ainsi l’initiative et la créativité, au seul bénéfice de la sécurité.

Les thérapeutes adhérant à ces règles sont ainsi soulagés de la peur de penser et agir par eux-même. Ils savent comment répondre, quelle relation ils peuvent autoriser, comme si tous les patients venaient du même moule.

La richesse dans le fait d’aborder chaque patient singulièrement, réside dans l’appréciation de la profondeur et la nature de la relation qui conviendra le mieux aux besoins et attentes de l’individu en demande d’aide. Les psychothérapeutes multimodaux ne répondent qu’à ces seules injonctions : « Ne soyez pas rigides! » ; « N’humiliez pas une personne ou ne la dépouillez pas de sa dignité! ».

La responsabilisation, une des clés du changement

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Dans l’ouvrage Les bases de la psychothérapie, les auteurs (Olivier Chambon, Michel Marie-Cardine) emploient une belle métaphore illustrant les principes de répétition et de responsabilisation :

« Je marche dans la rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je tombe dedans

Je suis désespéré

Tout est foutu

Ce n’est pas de ma faute

Cela prend une éternité pour trouver comment sortir

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je fais comme si je ne le voyais pas

Je tombe dedans à nouveau

C’est incroyable de se retrouver là

Mais ce n’est pas de ma faute

Cela prend tout de même un sacré temps pour s’en sortir !

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je vois qu’il est là

Je tombe dedans… c’est une habitude… mais mes yeux sont ouverts

Je sais où je suis

C’est de ma faute

J’en sors immédiatement

J’emprunte la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je le contourne

J’emprunte une autre rue ».

 

Nous avons là l’illustration d’un scénario évolutif qui mérite notre attention : expérience malheureuse, répétition de cette expérience, prise de conscience de cette répétition et de la souffrance associée, réflexion sur l’aspect inéluctable ou non de cette situation, responsabilisation vis-à-vis du choix possible, puis choix.

La thérapie est parfaitement indiquée pour prendre conscience de ces répétitions, en assumer la responsabilité et pouvoir enfin agir en toute conscience, de manière éclairée.

Devenez acteur de votre propre vie !

Est-ce vraiment si difficile d’élever les bébés ?

C’est le titre des prochaines journées de la revue SPIRALE, ayant lieu les 21, 22, 23 septembre au Théâtre Nationale de Toulouse.

Voilà la présentation de ces journées par Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, responsable du département de psychologie clinique, institut Paoli-Calmettes (Marseille), directeur du Collège de la revue Spirale et de la collection « 1001 BB » aux éditions Erès :

« Car n’oublions pas que si l’éducation d’un enfant prend en moyenne quinze à dix-huit ans, l’éducation d’un parent peut demander un demi-siècle et parfois même plus… » Judith Dupont

Élever les enfants, avec une idée de mouvement, de hauteur, une construction, un but, un projet : porter l’enfant vers l’avenir. Attention dresser rime si vite avec redresser, corriger : façonné l’enfant, normé, ritaliné, coaché. Attention aussi de ne pas lui attribuer le plus haut rang, un trône, le porter aux nues, le figurer idole : roi l’enfant, tyran domestique et seul liant de la famille. Élever. Lui accorder une place, sa place, le reconnaître, avoir confiance en lui.

Élever. Aussi son cœur, son esprit, être là, présent, responsable, le porter vers la culture, les autres, lui donner des valeurs, le respect, la générosité, l’instruire de la vie, partager, parler. Élever. L’amener à son plein développement, lui donner les soins nécessaires à la formation et à l’épanouissement de sa personnalité.

Élever. D’aucuns s’offusquent : élever convient aux animaux, pas aux petits d’Hommes, l’élevage des enfants, plus couramment appelée éducation, serait-elle une pratique qui permet la domestication des enfants pour l’usage des humains de demain ?

Ces journées, qui fêtent en 2016 le 20e anniversaire de la revue Spirale, nous aideront-elles à comprendre un peu mieux ce qui fait l’homme, l’humain et l’humanité ? Est-ce vraiment si difficile d’élever les bébés et de vivre ensemble dans un monde de paix ?

Élever. En sa version professionnelle de la petite enfance – de l’accueil, de la culture, du soin, … – un métier stressant, mal-être et malaise à la clé, si peu reconnu, rémunéré, valorisé, un métier radicalement féminisé et exposé à tant d’horaires atypiques. Le champ professionnel de la petite enfance n’est-il pas aujourd’hui effroyablement travaillé et segmenté par d’incessants dispositifs, réglementations, indicateurs, élaborés par les politiques familiales et de santé ? 

Quand donc cessera l’invisibilité des travailleurs du care ? Aux uns, œuvrant dans l’accueil,on ne reconnaîtrait que leur fonction de «suppléance domestique», n’exigeant, pour l’essentiel, que des qualités affectives. Aux autres, concourant aux soins de santé, on ne jurerait que par leurs référentiels de compétences, leurs diagnostics professionnels, ne sont-ils pas appelés à figurer de vrais techniciens du soin ?

Élever. En sa version parentale, un job à (presque) plein temps, du genre paraît-il offre non échangeable et non remboursable, CDI précaire et très exposé. La dite parentalité, dont on nous rabat tant les oreilles ces dernières années, organiserait-elle l’instrumentalisation de la fonction parentale, envisageant les parents uniquement comme distributeurs de soins. Dès lors, y aurait-il d’un côté, des parents experts et validés et de l’autre, des parents faillibles, démissionnaires et perdus ? Faudra-t-il, comme aux Etats-Unis, proposer que les parents soient contraints d’obtenir un permis gouvernemental pour élever leurs enfants ? Quand donc cessera-t-on de considérer le parent comme un risque pour son enfant et d’inventer de si multiples pratiques de soutien et d’accompagnement, tout autant que de contrôle et de sanction ?

Élever. Les professionnels de la petite enfance, de l’accueil, du soin, de la culture, … perçoivent-ils leur contribution au développement psychologique, somatique et social des jeunes enfants qui leurs sont confiés ? Demeureront-ils encore longtemps les acteurs cachés de la prévention prévenante, de la bien-traitance et de la mise au monde des adultes de demain ? Quand leurs rendrons-nous enfin leur place, première ? 

Et puis au fait, si élever un enfant est tâche si complexe, que penser de ce job encore plus éreintant, délicat, incroyable, celui que doivent effectuer tous les bébés du monde, en si peu d’années, pour naître à la vie, à la société, au monde ? Comment les accompagner au mieux sur ce chemin, si ténu, comment faire des petits d’Homme des êtres pétris d’humanité ? De cette humanité-là que nous n’avons cessé d’interroger cette année 2015, du 7 janvier au 13 novembre ?

INFORMATIONS PRATIQUES ET PROGRAMME DETAILLE SUR : http://spirale-bebe.fr

Ciné-débats-2016-CIPE

Toulouse : Centre de ressources et d’information sur l’enfance

Connaissez-vous le CIPE ?

Depuis 1974, le Centre de ressources et d’information sur l’Enfance  participe à la réflexion sur la place de l’enfant et de la famille dans la société.

Centre de documentation, Point Information, Soirées ciné-débats, conseils expertise et orientation: le CIPE est là quelques soit votre besoin…

Parents, professionnels, jeunes, intéressés par les champs de l’Enfance, de la Famille, de l’Éducatif, de la Santé, du Social ou de l’Interculturel, le CIPE vous apporte ressources et Expertise dans toutes vos démarches ou recherche d’information.

Le CIPE:

  • Accueille
  • Ecoute 
  • Informe
  • Accompagne
  • Oriente

Ce qui m’intéresse tout particulièrement là, ce sont les soirées conférences et ciné-débat.

Chaque mois, le CIPE vous invite à participer à un soirée autour d’un thème différent. 

 Ces temps sont des espaces de parole, de réflexion et d’échanges d’expériences…

Le CIPE propose cette année deux types de soirées différents:

  • des Ciné-débats : une projection de documentaire suivie d’un débat entre la salle et un intervenant.
  • des Conférences-débats, avec un intervenant spécialiste du domaine abordé.

En 2016, nous aurons donc le plaisir d’accueillir lors des soirées Conférence-débat Taïcyr Fadel, Psychanalyste et Philosophe.

Sur inscription au 05 61 25 02 21

Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur le site du CIPE : http://www.cipe-asso.fr/

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Qu’est-ce qu’un… Acte manqué ?

Mme-Tete-En-L-Air

 

Continuons notre série encyclopédique issue du Vocabulaire de la psychanalyse, de Jean Laplanche et J.-B. Pontalis (PUF, 1967)

Acte manqué

= D. : Fehlleistung. – En. : parapraxis. – Es. : acto fallido. – I. : atto mancato. – P. : ato falho ou perturbado.

● Acte où le résultat explicitement visé n’est pas atteint mais se trouve remplacé par un autre. On parlera d’actes manques non pour désigner l’ensemble des ratés de la parole, de la mémoire et de l’action mais pour les conduites que le sujet est habituellement capable de réussir, et dont il est tenté d’attribuer l’échec à sa seule inattention ou au hasard.

Freud a montré que les actes manqués étaient, comme les symptômes, des formations de compromis* entre l’intention consciente du sujet et le refoulé.

◼ Sur la théorie de l’acte manqué, nous renvoyons le lecteur à la Psychopathologie de la vie quotidienne de Freud (Zur Psychopathologie des Alltagslebens, 1901), d’où il ressort que l’acte soi-disant manqué est, sur un autre plan, un acte réussi : le désir inconscient s’y accomplit d’une façon souvent très manifeste.

Le terme français d’acte manqué traduit le mot allemand Fehlleistung, qui pour Freud englobe non seulement des actions stricto sensu mais toutes sortes d’erreurs, d’à côtés dans la parole et le fonctionnement psychique.

La langue allemande met en évidence ce qu’il y a de commun dans tous ces ratés par le préfixe ver – qu’on retrouve dans das Vergessen (oubli), das Versprechen (lapsus linguae), das Verlesen (erreur de lecture), das Verschreiben (lapsus calami), das Vergreifen (méprise de l’action), das Verlieren (fait d’égarer un objet).

On notera qu’avant Freud l’ensemble de ces phénomènes marginaux de la vie quotidienne n’avait pas été regroupé ni connoté par un même concept ; c’est sa théorie qui a fait surgir la notion. Les éditeurs de la Standard Edition remarquent que, pour désigner celle-ci, il a fallu créer en anglais un terme, celui de parapraxis. En français, le traducteur de la Psychopathologie de la vie quotidienne utilise le terme d’acte manqué, qui a acquis droit de cité, mais il semble que dans l’usage psychanalytique courant en France il désigne plutôt une partie du champ couvert par le terme de Fehlleistung, à savoir les ratés de l’action stricto sensu.