Thérapie EMDR : Témoignages de patients

Témoignage d’Olivier, Avignon, France, mars 2011

Le 7 mars dernier, j’ai été victime d’un accident de la circulation, suite à cet accident j’ai développé ce que l’on appelle un stress post-traumatique. Par la suite, ce fut un mois entier de souffrance psychique avec son cortège d’inconforts et d’angoisses, jusqu’à ce que je découvre sur internet la méthode EMDR, en consultant les possibilités qui étaient offertes aux personnes ayant vécus ce type de stress.
Ce fut une révélation, j’ai été littéralement transformé ! Suite à la première séance passée avec mon psychologue spécialisé, non seulement je n’avais plus de symptômes liés aux SPT, mais je me sentais réellement guéri ! (…)
Elle m’a tout simplement permis de redevenir ce que j’étais avant l’accident, c’est à dire moi même, en digérant le trauma.

Témoignage d’Ambre, France, septembre 2016

Je m’appelle Ambre, et j’ai 25 ans. Je suis l’une de ces personnes à qui l’on ne demande pas comment elles vont mais plutôt où elles sont… Une vraie pile électrique, toujours sur la route. Et il y a un an et demi pourtant j’ai pété les plombs en m’asseyant dans un avion.

C’était en janvier dernier et je me souviens des longues heures d’angoisse qui ont suivi ce moment, de mon incompréhension, de la peur latente et de mon incapacité à bouger. Impossible de reprendre l’avion, impossible de repartir chez moi (je vivais alors à l’étranger) … J’allais mourir, j’étais bloquée. Les premiers jours, la simple mention d’un avion, aéroport ou le fait de me déplacer, que ça soit seule ou accompagnée, me terrorisait.

Pour me rendre à ma première séance d’EMDR prévue le 04 février 2015 il a fallu que mon père m’accompagne car le cabinet de ma praticienne était situé à 45 mn de mon domicile. Sortir, conduire, regarder quelqu’un dans les yeux, parler, respirer… Tout n’était que souffrance. Même le sommeil était devenu un lieu peuplé de cauchemars. Je me sentais foutue, j’étais donc dans un état critique. Ma peur, ma phobie des transports tout particulièrement focalisée sur l’avion, s’était emparée de moi. Le monstre, comme je l’ai appellé, ne me quittait plus.

A partir de là « la magie » de l’EMDR a tout changé. Je ne serai pas la première à décrire les résultats immédiats et quasi miraculeux de l’EMDR : dès la deuxième session je conduisais seule et après encore deux ou trois séances j’ai pu prendre le bus et rejoindre des amis à 1h de trajet. Après un mois et demi de traitement, je prenais un train pour Paris et décrochais un chouette boulot. Déménagement, reprise du travail en juin…

La vie a recommencé. Mais plus belle, plus brillante qu’avant. J’ai découvert une mère aimante et un père protecteur. J’ai découvert des amis dévoués. Une famille unie. J’ai aussi dit au revoir à beaucoup de gens qui n’avaient finalement rien à m’apporter de bon. Et les choses ont changé. Rapidement et profondément.

Ma phobie des transports s’est peu à peu évaporée et mes angoisses ont disparu… Je n’aurais pas pensé pouvoir vivre de nouveau à peine 6 mois après avoir touché le fond. Pourtant je ne reprenais toujours pas l’avion.

Une fois établie sur Paris, j’ai continué l’EMDR avec une nouvelle praticienne. La vie a repris son cours… Le calme après ces mois de tempête. Et doucement, tout doucement, à force de patience, de petites remises en question, de temps passé à scanner les raisons de mon mal-être …  Bref de petits efforts quotidiens… j’ai dompté le monstre.

Je me suis retrouvée un jour de mars direction l’aéroport de Londres, complètement stressée (bien évidemment en retard) à courir hors d’haleine pour avoir mon avion à l’heure… Pour finalement m’asseoir exténuée à ma place et m’endormir en trois minutes. Comme d’habitude. Non plutôt : comme avant.

Mars 2016 j’ai repris l’avion! Soit à peine un an après avoir fini ma première grosse phase de traitement EMDR.

Ce jour-là, j’ai retrouvé ma liberté… Et je vous écris ces mots avec un sourire béat aux lèvres.

D’ailleurs, c’est assez rigolo : moi la phobique des transports, je vous écris depuis un TGV Paris-Lyon, trajet que j’effectue toutes les semaines… Mais j’aurais pu aussi vous écrire depuis une aire d’autoroute ou encore l’aéroport de Londres, Amsterdam, Edinbourg ou Bordeaux… Certaines choses ne changent finalement pas et j’ai encore tellement d’endroits où j’ai envie d’aller, de gens à rencontrer, de surprises qui m’attendent. Bien sur ma vie n’est pas parfaite et peut-être qu’un jour il faudra que je recommence une thérapie.

Mais je n’ai plus peur… Et il paraît « que je rayonne ». Moi tout ce que je sais c’est que je suis heureuse comme je ne l’ai jamais été !

Alors courage à tous ! Je ne suis pas une exception, je suis comme nous tous. Prenez du temps pour vous, pour vous reconstruire… La vie est longue et je vous promets qu’elle peut être merveilleuse.

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis née pour te connaître
Pour te nommer… »

Paul Eluard

 

 

Témoignage de Christiane, Bondoufle, France, avril 2014

Je m’appelle Christiane et j’ai 48 ans. Je choisi de venir témoigner sur votre site parce que j’espère que mon histoire pourra aider d’autres personnes d’une part, et puis c’est le seul moyen pour moi de remercier toutes les personnes qui oeuvrent à faire connaître l’EMDR.
Il y un an, je me suis trouvée, pour la deuxième fois de ma vie, plongée dans une dépression importante alors que l’on m’annonçait que j’avais peut-être un adénome à prolactine sur l’hypophyse suite à une anomalie de prolactine dans ma prise de sang. La démesure de ma réaction face à ce diagnostic non encore établi a étonné mon entourage, et moi plus encore, mais je ne pouvais plus rien maîtriser. Les examens que j’ai pu faire n’ont rien révélé, néanmoins mon état dépressif a continué d’empirer….
Il faut savoir que 20 ans auparavant, alors que j’étais enceinte de 5 mois et demi d’une seconde grossesse, j’ai sombré dans une profonde dépression. J’avais perdu le sommeil et toutes sortes de phobies et de pulsions morbides hantaient mes jours comme mes nuits. J’avais été alors hospitalisée, ne me supportant plus, j’avais peur de faire du mal à mon premier enfant comme à moi-même d’ailleurs. Je vais passer tous les détails de cette dépression, mais on m’avait alors imposé un jeune psychiatre/psychothérapeute qui n’a eu de cesse de me dire qu’il pensait que ce n’était pas grave et que je devais chercher des réponses dans mon enfance, ce que j’ai essayé de faire. Les médecins de l’époque pensaient que c’était peut-être aussi hormonal et que tout rentrerait dans l’ordre après la naissance de l’enfant que je portais, d’autant plus qu’après mon premier accouchement j’avais déclenché une maladie auto-immune touchant la thyroïde (basedow, puis ensuite Hashimoto). Ils m’ont donc médicalisée aussi fortement qu’on pouvait l’être à l’époque dans mon état, mais rien n’y faisait, je vivais toujours des pulsions morbides. Autant vous dire qu’à partir de ce moment, ce nouvel enfant, pourtant désiré et qui devait arriver dans mon existence, me terrorisait. Ça ne s’est évidemment pas arrangé après l’accouchement comme les médecins me l’avaient annoncé, bien au contraire…
J’ai eu la chance de rencontrer par la suite une psychologue très gentille, qui a compris et jugé que mon état était très sérieux. Elle m’a aidée à me relever un peu, mais je vivais toujours avec des hauts et surtout beaucoup de bas. Malheureusement, elle a dû arrêter de professer suite à un accident. Par la suite, j’ai rencontré d’autres thérapeutes (5 en tout) car ma vie n’était que difficultés. Durant toutes ces années, j’ai cherché à trouver des solutions, pensant souvent que j’étais folle et mes proches de penser que j’étais faible psychologiquement. C’est en 2007, que j’ai eu connaissance du livre « Guérir » de David Servan Schreiber à qui je voue une reconnaissance éternelle d’avoir laissé dans le sillage de sa vie tant de conseils qu’il a su mettre au niveau de personnes non initiées comme moi. L’EMDR apparaissait comme intéressante, mais il s’agissait principalement de traiter les stress post traumatiques, or je ne voyais rien qui puisse en être un dans ma vie.
Néanmoins, l’année dernière, je me suis retrouvée dans un état quasi équivalent à celui où je me trouvais lors de ma seconde grossesse … j’étais certaine que le dérèglement hormonal qui m’arrivait était probablement la cause de ma nouvelle dépression sévère car j’en avais très peur croyant que les hormones étaient à l’origine de tous mes maux. Je n’avais alors jamais eu d’autres pistes d’explications réelles que celle-ci, ayant exploré toute ma vie avec mes différents thérapeutes.
Je pris la décision de rechercher une thérapeute en EMDR et j’ai eu la chance d’en trouver une dans la ville voisine, car mon état et mes médicaments ne m’auraient jamais permis d’aller bien loin. Mes autres thérapies m’auront au moins servie à raconter très rapidement mon parcours à ma nouvelle psychologue. Elle a rapidement fait le lien avec mon premier accouchement qui s’était très mal passé physiquement pour moi, agrémenté d’une équipe médicale détestable. J’avais souffert le martyr et avait failli mourir ainsi que mon bébé. Tout s’était bien terminé et tant mieux… sauf qu’une partie de moi était restée morte dans ce premier accouchement.
J’ai eu du mal à accepter de revenir à cet évènement mais lorsque ma thérapeute a réussi à m’y faire accéder, ça été l’explosion… presque 24 ans après mon premier accouchement… Aujourd’hui je suis guérie et j’arrive à penser que c’est une chance finalement d’avoir replongée car je n’aurai jamais eu la chance de connaître le bonheur d’être enfin en paix. Personne ne peut vraiment imaginer la douleur qu’est d’être dans cet état sauf ceux qui en ont été les victimes ou certains professionnels de santé qui connaissent la problématique. Qui aurait pu penser qu’un accouchement puisse entrainer un ESPT ? Catherine, ma thérapeute est psychologue, psychothérapeute et psychanalyste. Néanmoins, elle a eu l’intelligence de remarquer que l’EMDR donnait des résultats réels. J’ai le sentiment d’avoir toujours voulu me battre pour m’en sortir mais l’ESPT ne vous permet pas d’y arriver seule. Ce n’est pas faute d’avoir consulté et des personnes sérieuses pourtant !
Mon témoignage est long et je vous en demande pardon, mais 24 ans de ma vie sont passés dans cette agonie. Puisse mon histoire aider d’autres mamans ou d’autres personnes, c’est aujourd’hui mon souhait le plus cher !

 

Retrouvez d’autres témoignages sur le site EMDR France

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