Thérapie EMDR : Témoignages de patients

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Témoignage d’Olivier, Avignon, France, mars 2011

Le 7 mars dernier, j’ai été victime d’un accident de la circulation, suite à cet accident j’ai développé ce que l’on appelle un stress post-traumatique. Par la suite, ce fut un mois entier de souffrance psychique avec son cortège d’inconforts et d’angoisses, jusqu’à ce que je découvre sur internet la méthode EMDR, en consultant les possibilités qui étaient offertes aux personnes ayant vécus ce type de stress.
Ce fut une révélation, j’ai été littéralement transformé ! Suite à la première séance passée avec mon psychologue spécialisé, non seulement je n’avais plus de symptômes liés aux SPT, mais je me sentais réellement guéri ! (…)
Elle m’a tout simplement permis de redevenir ce que j’étais avant l’accident, c’est à dire moi même, en digérant le trauma.

Témoignage d’Ambre, France, septembre 2016

Je m’appelle Ambre, et j’ai 25 ans. Je suis l’une de ces personnes à qui l’on ne demande pas comment elles vont mais plutôt où elles sont… Une vraie pile électrique, toujours sur la route. Et il y a un an et demi pourtant j’ai pété les plombs en m’asseyant dans un avion.

C’était en janvier dernier et je me souviens des longues heures d’angoisse qui ont suivi ce moment, de mon incompréhension, de la peur latente et de mon incapacité à bouger. Impossible de reprendre l’avion, impossible de repartir chez moi (je vivais alors à l’étranger) … J’allais mourir, j’étais bloquée. Les premiers jours, la simple mention d’un avion, aéroport ou le fait de me déplacer, que ça soit seule ou accompagnée, me terrorisait.

Pour me rendre à ma première séance d’EMDR prévue le 04 février 2015 il a fallu que mon père m’accompagne car le cabinet de ma praticienne était situé à 45 mn de mon domicile. Sortir, conduire, regarder quelqu’un dans les yeux, parler, respirer… Tout n’était que souffrance. Même le sommeil était devenu un lieu peuplé de cauchemars. Je me sentais foutue, j’étais donc dans un état critique. Ma peur, ma phobie des transports tout particulièrement focalisée sur l’avion, s’était emparée de moi. Le monstre, comme je l’ai appellé, ne me quittait plus.

A partir de là « la magie » de l’EMDR a tout changé. Je ne serai pas la première à décrire les résultats immédiats et quasi miraculeux de l’EMDR : dès la deuxième session je conduisais seule et après encore deux ou trois séances j’ai pu prendre le bus et rejoindre des amis à 1h de trajet. Après un mois et demi de traitement, je prenais un train pour Paris et décrochais un chouette boulot. Déménagement, reprise du travail en juin…

La vie a recommencé. Mais plus belle, plus brillante qu’avant. J’ai découvert une mère aimante et un père protecteur. J’ai découvert des amis dévoués. Une famille unie. J’ai aussi dit au revoir à beaucoup de gens qui n’avaient finalement rien à m’apporter de bon. Et les choses ont changé. Rapidement et profondément.

Ma phobie des transports s’est peu à peu évaporée et mes angoisses ont disparu… Je n’aurais pas pensé pouvoir vivre de nouveau à peine 6 mois après avoir touché le fond. Pourtant je ne reprenais toujours pas l’avion.

Une fois établie sur Paris, j’ai continué l’EMDR avec une nouvelle praticienne. La vie a repris son cours… Le calme après ces mois de tempête. Et doucement, tout doucement, à force de patience, de petites remises en question, de temps passé à scanner les raisons de mon mal-être …  Bref de petits efforts quotidiens… j’ai dompté le monstre.

Je me suis retrouvée un jour de mars direction l’aéroport de Londres, complètement stressée (bien évidemment en retard) à courir hors d’haleine pour avoir mon avion à l’heure… Pour finalement m’asseoir exténuée à ma place et m’endormir en trois minutes. Comme d’habitude. Non plutôt : comme avant.

Mars 2016 j’ai repris l’avion! Soit à peine un an après avoir fini ma première grosse phase de traitement EMDR.

Ce jour-là, j’ai retrouvé ma liberté… Et je vous écris ces mots avec un sourire béat aux lèvres.

D’ailleurs, c’est assez rigolo : moi la phobique des transports, je vous écris depuis un TGV Paris-Lyon, trajet que j’effectue toutes les semaines… Mais j’aurais pu aussi vous écrire depuis une aire d’autoroute ou encore l’aéroport de Londres, Amsterdam, Edinbourg ou Bordeaux… Certaines choses ne changent finalement pas et j’ai encore tellement d’endroits où j’ai envie d’aller, de gens à rencontrer, de surprises qui m’attendent. Bien sur ma vie n’est pas parfaite et peut-être qu’un jour il faudra que je recommence une thérapie.

Mais je n’ai plus peur… Et il paraît « que je rayonne ». Moi tout ce que je sais c’est que je suis heureuse comme je ne l’ai jamais été !

Alors courage à tous ! Je ne suis pas une exception, je suis comme nous tous. Prenez du temps pour vous, pour vous reconstruire… La vie est longue et je vous promets qu’elle peut être merveilleuse.

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis née pour te connaître
Pour te nommer… »

Paul Eluard

 

 

Témoignage de Christiane, Bondoufle, France, avril 2014

Je m’appelle Christiane et j’ai 48 ans. Je choisi de venir témoigner sur votre site parce que j’espère que mon histoire pourra aider d’autres personnes d’une part, et puis c’est le seul moyen pour moi de remercier toutes les personnes qui oeuvrent à faire connaître l’EMDR.
Il y un an, je me suis trouvée, pour la deuxième fois de ma vie, plongée dans une dépression importante alors que l’on m’annonçait que j’avais peut-être un adénome à prolactine sur l’hypophyse suite à une anomalie de prolactine dans ma prise de sang. La démesure de ma réaction face à ce diagnostic non encore établi a étonné mon entourage, et moi plus encore, mais je ne pouvais plus rien maîtriser. Les examens que j’ai pu faire n’ont rien révélé, néanmoins mon état dépressif a continué d’empirer….
Il faut savoir que 20 ans auparavant, alors que j’étais enceinte de 5 mois et demi d’une seconde grossesse, j’ai sombré dans une profonde dépression. J’avais perdu le sommeil et toutes sortes de phobies et de pulsions morbides hantaient mes jours comme mes nuits. J’avais été alors hospitalisée, ne me supportant plus, j’avais peur de faire du mal à mon premier enfant comme à moi-même d’ailleurs. Je vais passer tous les détails de cette dépression, mais on m’avait alors imposé un jeune psychiatre/psychothérapeute qui n’a eu de cesse de me dire qu’il pensait que ce n’était pas grave et que je devais chercher des réponses dans mon enfance, ce que j’ai essayé de faire. Les médecins de l’époque pensaient que c’était peut-être aussi hormonal et que tout rentrerait dans l’ordre après la naissance de l’enfant que je portais, d’autant plus qu’après mon premier accouchement j’avais déclenché une maladie auto-immune touchant la thyroïde (basedow, puis ensuite Hashimoto). Ils m’ont donc médicalisée aussi fortement qu’on pouvait l’être à l’époque dans mon état, mais rien n’y faisait, je vivais toujours des pulsions morbides. Autant vous dire qu’à partir de ce moment, ce nouvel enfant, pourtant désiré et qui devait arriver dans mon existence, me terrorisait. Ça ne s’est évidemment pas arrangé après l’accouchement comme les médecins me l’avaient annoncé, bien au contraire…
J’ai eu la chance de rencontrer par la suite une psychologue très gentille, qui a compris et jugé que mon état était très sérieux. Elle m’a aidée à me relever un peu, mais je vivais toujours avec des hauts et surtout beaucoup de bas. Malheureusement, elle a dû arrêter de professer suite à un accident. Par la suite, j’ai rencontré d’autres thérapeutes (5 en tout) car ma vie n’était que difficultés. Durant toutes ces années, j’ai cherché à trouver des solutions, pensant souvent que j’étais folle et mes proches de penser que j’étais faible psychologiquement. C’est en 2007, que j’ai eu connaissance du livre « Guérir » de David Servan Schreiber à qui je voue une reconnaissance éternelle d’avoir laissé dans le sillage de sa vie tant de conseils qu’il a su mettre au niveau de personnes non initiées comme moi. L’EMDR apparaissait comme intéressante, mais il s’agissait principalement de traiter les stress post traumatiques, or je ne voyais rien qui puisse en être un dans ma vie.
Néanmoins, l’année dernière, je me suis retrouvée dans un état quasi équivalent à celui où je me trouvais lors de ma seconde grossesse … j’étais certaine que le dérèglement hormonal qui m’arrivait était probablement la cause de ma nouvelle dépression sévère car j’en avais très peur croyant que les hormones étaient à l’origine de tous mes maux. Je n’avais alors jamais eu d’autres pistes d’explications réelles que celle-ci, ayant exploré toute ma vie avec mes différents thérapeutes.
Je pris la décision de rechercher une thérapeute en EMDR et j’ai eu la chance d’en trouver une dans la ville voisine, car mon état et mes médicaments ne m’auraient jamais permis d’aller bien loin. Mes autres thérapies m’auront au moins servie à raconter très rapidement mon parcours à ma nouvelle psychologue. Elle a rapidement fait le lien avec mon premier accouchement qui s’était très mal passé physiquement pour moi, agrémenté d’une équipe médicale détestable. J’avais souffert le martyr et avait failli mourir ainsi que mon bébé. Tout s’était bien terminé et tant mieux… sauf qu’une partie de moi était restée morte dans ce premier accouchement.
J’ai eu du mal à accepter de revenir à cet évènement mais lorsque ma thérapeute a réussi à m’y faire accéder, ça été l’explosion… presque 24 ans après mon premier accouchement… Aujourd’hui je suis guérie et j’arrive à penser que c’est une chance finalement d’avoir replongée car je n’aurai jamais eu la chance de connaître le bonheur d’être enfin en paix. Personne ne peut vraiment imaginer la douleur qu’est d’être dans cet état sauf ceux qui en ont été les victimes ou certains professionnels de santé qui connaissent la problématique. Qui aurait pu penser qu’un accouchement puisse entrainer un ESPT ? Catherine, ma thérapeute est psychologue, psychothérapeute et psychanalyste. Néanmoins, elle a eu l’intelligence de remarquer que l’EMDR donnait des résultats réels. J’ai le sentiment d’avoir toujours voulu me battre pour m’en sortir mais l’ESPT ne vous permet pas d’y arriver seule. Ce n’est pas faute d’avoir consulté et des personnes sérieuses pourtant !
Mon témoignage est long et je vous en demande pardon, mais 24 ans de ma vie sont passés dans cette agonie. Puisse mon histoire aider d’autres mamans ou d’autres personnes, c’est aujourd’hui mon souhait le plus cher !

 

Retrouvez d’autres témoignages sur le site EMDR France

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Comment se passe un traitement EMDR?

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Une préparation est indispensable : des entretiens préliminaires permettent au patient d’établir une relation de confiance avec son praticien et d’identifier, avec son aide, le ou les souvenirs traumatiques à l’origine de ses difficultés.

Ces souvenirs seront ensuite retraités, un à un, lors des séances. Il faut parfois plusieurs séances pour traiter un seul souvenir. Pour les enfants, le traitement EMDR peut se faire en présence des parents en fonction de l’âge de l’enfant.

Le processus de traitement activé par la méthode est un processus conscient. Il correspond à ce que fait naturellement notre cerveau quand il ne se bloque pas.

Au début d’une séance EMDR, le praticien demande au patient de se concentrer sur l’évènement perturbant, en gardant à l’esprit les souvenirs sensoriels de l’évènement (image, son, odeur, sensation physique), ainsi que les pensées et ressentis actuels qui y sont associés. Le praticien commence alors des séries de stimulations bilatérales alternées, c’est-à-dire qu’il stimule le cerveau alternativement du côté gauche puis droit, soit par des mouvements oculaires, soit par des stimulations tactiles, soit par des bips sonores. Entre chaque série, il suffit alors que le patient remarque ce qui lui vient à l’esprit. Il n’y a aucun effort à faire pendant la stimulation pour obtenir tel ou tel type de résultat ; l’évènement se retraite spontanément, et différemment pour chaque personne selon son vécu, sa personnalité, ses ressources, sa culture.

Les séries de stimulations bilatérales continuent jusqu’à ce que le souvenir de l’évènement ne soit plus source de perturbations mais soit associé à des ressentis calmes ainsi qu’à des pensées positives et constructives.

Une séance d’EMDR dure de 60 à 90 mn (plus courte chez l’enfant). Pendant cette période, le patient peut traverser des émotions intenses, et à la fin de la séance, il peut généralement ressentir une nette amélioration.

La thérapie EMDR, qu’est-ce que c’est ?

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La thérapie EMDR est une nouvelle approche de psychothérapie qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, soit par le mouvement des yeux soit par des stimuli auditifs ou cutanés, pour induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. Cette thérapie poursuit le mouvement de recherche clinique et de soins inaugurés par la psychanalyse, la thérapie cognitive comportementale, les traitements par exposition, la médecine humaniste, les thérapies systémiques et les psychothérapies brèves centrées sur la personne.

La thérapie EMDR a été créée à la fin des années 80 dans la Baie de San Francisco. En moins de 10 ans, elle est devenue un des modes de traitement psychothérapeutique du PTSD (ou ESPT : État de Stress Post-Traumatique) ayant donné lieu au plus grand nombre d’études cliniques. Ses initiales viennent de son appellation anglo-saxonne : Eye-Movement Desensitization and Reprocessing, ou Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires, même si la méthode ne se limite désormais plus à l’utilisation des mouvements oculaires.

Le protocole de la thérapie EMDR repose sur un ensemble de principes qui sont essentiels à une approche humaniste et intégrative de la médecine et de la santé : la confiance dans la capacité d’auto-guérison propre à chacun, l’importance de l’histoire personnelle, une approche centrée sur la personne, un pouvoir restauré, l’importance du lien corps-esprit, un bien-être et une amélioration des performances.

Plusieurs études contrôlées ont démontré la remarquable efficacité de la thérapie EMDR pour la résolution les états de stress post-traumatiques (ESPT en français, PTSD dans la littérature anglo-saxonne), autant chez les victimes de traumatismes civils (viols, accidents, deuils) que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits dans les pays en voie de développement. De fait, à ce jour, la thérapie EMDR est une des méthodes de traitement des états de stress post-traumatiques (ESPT ou « PTSD ») les mieux documentées par la littérature scientifique.

Le livre qui sert de référence aux praticiens de la thérapie EMDR et à l’enseignement de la méthode s’intitule « Eye-movement Desensitization and Reprocessing : Basic principles, protocols and procedures », publié par Guilford Press (2001). Son auteur est Francine Shapiro, Ph.D. Elle est fondatrice de la thérapie EMDR, Senior Research Fellow du Menlo Park Research Institute (« L’École de Palo Alto »), et présidente de l’EMDR Institute, Californie. En juillet 2002, Francine Shapiro a reçu le prix Sigmund Freud décerné conjointement par le Congrès Mondial de Psychothérapie et la ville de Vienne.

Deux articles importants dans le New York Times décrivent l’EMDR : Francine Shapiro y répond aux questions des lecteurs et présente les données empiriques disponibles. (articles en anglais) :

http://consults.blogs.nytimes.com/2…

http://consults.blogs.nytimes.com/2…

Reportage télévisuel

En cliquant sur le lien ci-dessous vous pourrez voir un reportage sur la thérapie EMDR du magazine de la santé de France 5 :

http://www.allodocteurs.fr/actualit…

L’intervention du Dr Christophe Marx dans l’émission Télématin sur France 2 :

http://www.france2.fr/emissions/tel…

https://www.youtube.com/watch?v=SOB…

Source de cet article : EMDR France

La responsabilisation, une des clés du changement

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Dans l’ouvrage Les bases de la psychothérapie, les auteurs (Olivier Chambon, Michel Marie-Cardine) emploient une belle métaphore illustrant les principes de répétition et de responsabilisation :

« Je marche dans la rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je tombe dedans

Je suis désespéré

Tout est foutu

Ce n’est pas de ma faute

Cela prend une éternité pour trouver comment sortir

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je fais comme si je ne le voyais pas

Je tombe dedans à nouveau

C’est incroyable de se retrouver là

Mais ce n’est pas de ma faute

Cela prend tout de même un sacré temps pour s’en sortir !

Je marche dans la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je vois qu’il est là

Je tombe dedans… c’est une habitude… mais mes yeux sont ouverts

Je sais où je suis

C’est de ma faute

J’en sors immédiatement

J’emprunte la même rue

Il y a un grand trou dans le trottoir

Je le contourne

J’emprunte une autre rue ».

 

Nous avons là l’illustration d’un scénario évolutif qui mérite notre attention : expérience malheureuse, répétition de cette expérience, prise de conscience de cette répétition et de la souffrance associée, réflexion sur l’aspect inéluctable ou non de cette situation, responsabilisation vis-à-vis du choix possible, puis choix.

La thérapie est parfaitement indiquée pour prendre conscience de ces répétitions, en assumer la responsabilité et pouvoir enfin agir en toute conscience, de manière éclairée.

Devenez acteur de votre propre vie !

évaluez votre état dépressif

Êtes-vous dépressif? Êtes-vous déprimé en ce moment ?

Pour faire suite au dernier article portant sur la dépression, je vous propose d’auto-évaluer votre symptomatologie dépressive à l’aide de cet autoquestionnaire.

Le questionnaire QD2 de P. Pichot permet d’évaluer l’état dépressif.

Répondez le plus honnêtement possible, la première réponse qui vous vient par la tête.


En ce moment, ma vie me semble vide  Oui  Non
J’ai du mal à me débarrasser de mauvaises pensées qui me passent par la tête  Oui  Non
Je suis sans énergie  Oui  Non
Je me sens bloqué(e) ou empêché(e) devant la moindre chose  Oui  Non
Je suis déçu(e) et dégoûté(e) par moi-même  Oui  Non
Je suis obligé(e) de me forcer pour faire quoi que ce soit  Oui  Non
J’ai du mal à faire les choses que j’avais l’habitude de faire  Oui  Non
En ce moment je suis triste  Oui  Non
J’ai l’esprit moins clair que d’habitude  Oui  Non
J’aime moins qu’avant les choses qui me plaisent ou m’intéressent  Oui  Non
Ma mémoire me semble moins bonne que d’habitude  Oui  Non
Je suis sans espoir pour l’avenir  Oui  Non
En ce moment, je me sens moins heureux(se) que la plupart des gens  Oui  Non

SCORE sur 13

 

RESULTATS
Dépression franche si score > ou = 7

Chaque réponse « vrai » vaut 1 point.

Si votre score est supérieur ou égal à 7 : vous présentez effectivement une symptomatologie dépressive. Cela ne signifie pas que vous soyiez dépressif, il peut s’agir d’un état dépressif passager suite à une mauvaise journée, à une succession d’événements désagréables ces derniers temps…

Il est surtout important de s’inquiéter à partir du moment où cet état est constant dans le temps. N’hésitez pas à consulter. Téléphonez-moi au 06.59.54.05.94 afin d’obtenir de l’aide.


 

Qu’est-ce que… La dépression ?

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1. Définition

État morbide, plus ou moins durable, caractérisé par la tristesse et une diminution du tonus et de l’énergie. Le sujet est anxieux, las, découragé et incapable d’affronter la moindre difficulté. Aussi ne prend-il plus aucune initiative. Il souffre de son impuissance et a l’impression que ses facultés intellectuelles, notamment l’attention et la mémoire, sont dégradées. Le sentiment d’infériorité qui en résulte augmente encore sa mélancolie.

Il est important de pouvoir distinguer tristesse et dépression.

On parlera de tristesse lorsque la cause déclenchante est prise dans un contexte précis non-durable dans le temps.

Exemple : – à la perte d’un proche, il est normal d’éprouver de la tristesse.

On parlera de tristesse pathologique (porte ouverte sur la dépression) lorsque la tristesse devenue durable dans le temps accompagne tous les actes et envahit toutes les pensées possibles de l’individu.

Exemple : – plusieurs mois après la perte de ses parents, cet enfant n’a plus goût à rien.

2. Les différents troubles de la dépression

On les classifie en 5 catégories (émotionnelles, psychomotrices, conatives, cognitives et végétatives).

a) Les perturbations émotionnelles
- L’humeur dépressive :

identifiable par un sentiment mal défini, inhabituel, de tristesse marquée, de découragement, de désespoir. Le sujet se définit comme souffrant d’une tristesse généralisée anormale.

– Elle s’accompagne d’un sentiment de lassitude, de désintérêt généralisé qui est d’autant plus difficile à vivre par le sujet qui se rend parfaitement compte qu’il n’est plus capable de ressentir du plaisir dans les activités ou les situations habituellement agréables.

– Apparition d’une anesthésie affective : lorsque le sujet réalise que ses proches le laissent indifférent, il se culpabilise et s’angoisse. Il pense « n’être plus capable d’aimer ».

Rire, insouciance et légèreté d’âme ont quitté le sujet.

b) Les symptômes psychomoteurs


- Un ralentissement moteur global :

        – Tout dans l’attitude du sujet semble lent

        – Il semble porter « tout le malheur du monde sur ses épaules »

        – Il lui faut du temps pour réfléchir et ne livre que des phrases courtes. Il est avare de

          paroles

        – Sa mimique est pauvre, monotone, triste, sa tête peu mobile.

– Un ralentissement psychique global :

        – La pensée est lente, laborieuse, appauvrie

        – Pas d’idées nouvelles hormis celles en relation avec sa souffrance

        – Capacités de concentration très réduites

        – Très vite embrouillé par le moindre effort intellectuel

        – Ralentissement intellectuel d’où sentiment de lenteur d’écoulement du temps.

c) Les troubles conatifs (symptômes procédant d’une diminution des capacités d’effort et d’initiative)

– Ils sont exprimés indirectement par le sujet par des plaintes d’ « être à bout », « vidé », épuisé, d’avoir perdu son entrain, de manquer de courage, de perte d’énergie…

– Ils sont exprimés directement dans la perte d’initiatives spontanées prises par le sujet pour remédier à son état qu’il vit comme une déchéance méprisable. Son endurance à l’effort est très amoindrie.

d) Les troubles cognitifsLes représentations, les contenus de pensée subissent un ensemble de distorsions pathologiques subtiles, qui constituent la psychologie dépressive proprement dite.

Devenu incapable de faire face à ses difficultés, d’affronter ses relations problématiques, de résoudre un conflit en prenant une décision, il « ne sait plus y faire », un « rien le déborde », il a perdu ses moyens et ne peut plus compter sur lui.

Il s’enfonce ainsi progressivement dans un schéma négatif et en devient esclave.

Il y a un trouble du jugement dans la psychologie dépressive, entendu d’une inclination irrésistiblement négative du jugement porté sur soi et sur les choses.

– Dans un premier temps, la vision que se fait de lui-même le sujet est empreinte de négatif. Il fait des comparaisons avec des personnes qui possèdent certaines qualités inexistantes chez lui et n’accorde aucune importance aux qualités que lui-même pourraient présenter.

A un degré de gravité supplémentaire, culpabilité et auto dépréciation se généralisent et tournent à l’auto-accusation.

– La vision de l’avenir s’atrophie : tout événement nouveau est considéré par le déprimé comme lourd de menaces et d’aggravation, sans espoir de solution : tout est perdu d’avance.

– La vision du monde est aussi déformé par la négativité : tout est « noir », inutile, sans recours.

e) Les signes végétatifs (perturbations somatiques)

L’asthénie : le sujet peut atteindre des degrés d’épuisement, caractérisés par sa fatigabilité à l’effort.

Les troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie.

Les perturbations de l’appétit : la plus courante est l’anorexie, l’augmentation de l’appétit est plus rare.

Les troubles sexuels : désintérêt, dégoût sexuel entraînant impuissance et frigidité (souvent caché de peur d’un regain de culpabilité à l’égard du partenaire).

Les troubles digestifs : sensation de lenteur digestive, de ballonnements, de constipation.

On peut aussi rapporter mais plus rarement : des troubles urinaires, des troubles cardio-vasculaires, des troubles neuromusculaires.

Tout état dépressif s’accompagne, à des degrés divers, de manifestations symptomatiques d’anxiété généralisée :

– Tension nerveuse, secousse musculaire, tressautements ;

– Hyperactivité du système nerveux autonome (gêne respiratoire, palpitations, sécheresse de la bouche, nausée, pollakiurie, gorge nouée, contractions, etc.) ;

– exacerbation de la vigilance, éréthisme, fébrilité, agitation improductive, raptus agressifs et suicidaires.

3. Les différentes formes de dépressions

a) La mélancolie (considérée comme la forme la plus grave d’état dépressif majeur)

Elle se caractérise par : – l’intensité de la douleur morale

                                    – l’importance du ralentissement psychomoteur

                                    – une aboulie complète

                                    – des contenus de pensée particulièrement négatifs et désespérés

                                    – un sentiment de culpabilité omniprésent

                                    – un sentiment d’incurabilité

                                    – des idées « noires » ( idées d’être puni de mort, ruminations                                           suicidaires…)
                                    – une anorexie grave

                                    – des réveils matinaux précoces dans un état d’angoisse                                        douloureux.

On parle également de mélancolie stuporeuse lors d’un ralentissement psychomoteur très intense. A savoir : immobilité totale, état prostré, incapable de boire ou de s’alimenter.

b) Les dépressions psychotiques

Elles se caractérisent par des délires de culpabilité, de honte universelle, de punition, de damnation, de possession diabolique, d’ensorcellement, de métamorphose en un animal repoussant, d’appauvrissement mental, de négation d’organes, de contagiosité (sida) …

c) Les dépression hostiles, agressives

La personnalité du sujet semble avoir changé radicalement. Il est devenu plus agressif, plus impulsif,  ses colères sont mal maîtrisées, il a des violences soudaines inhabituelles…

Cela viendrait du fait que le sujet ne supporte plus l’idée d’être l’objet de remarques blessantes (existantes ou supposées) à son égard : « Secoue toi », « Tu as tout pour être heureux », …

d) Les dépressions pseudo-démentielles

Elles se caractérisent par des troubles graves : – de la mémoire

                                                                      – de l’orientation

                                                                      – de la vigilance

                                                                      – du jugement

                                                                      – de régression affective

                                                                      – des performances intellectuelles

On les rencontre généralement chez les sujets âgés, rarement chez des sujets jeunes.

e) Les dépressions masquées, hypocondriaques

Elle se caractérise par une absence de symptômes de l’humeur dépressive avec une prépondérance des plaintes somatiques.

Elle prennent souvent l’aspect d’une douleur atypique, continue, fixée, qui reste malgré la prescription d’antidouleur.

Le sujet est souvent inconscient qu’il souffre moralement, c’est la raison pour laquelle il « somatise ».

f) Les dépressions anxieuses, agitées

Ces sujets courent un risque suicidaire élevé. Contrairement aux caractéristiques courantes de la dépression, l’agitation psychique et motrice sont majeures, ils sont enclin à des crises de panique.

4. Évolution

L’évolution est extrêmement variable, fonction de l’étiologie, de la personnalité du sujet, de sa tolérance à la souffrance dépressive, du contexte socio-affectif de son existence, des éventuelles mesures thérapeutiques.

Le début est en règle progressif, mais peut être très brutal, en quelques heures.

La période d’état a une durée extrêmement variée. En dehors de tout traitement, il arrive couramment qu’elle atteigne, voire dépasse, 6 mois – 1 an. Elle peut être beaucoup plus courte, de l’ordre d’un mois, ou plus longue, évoluant sur plusieurs années. Le suicide en constitue la terminaison la plus abrupte. Bien des modifications insidieuses de la personnalité peuvent s’opérer lors des évolutions lentes prolongées.

La terminaison est généralement progressive, fréquemment émaillée de récidives de moindre intensité clinique. Elle peut être très soudaine, notamment lors des troubles bipolaires, fréquemment suivie d’une inversion hypomaniaque de l’humeur.

Les traitements actuels permettent de ramener la durée d’un état dépressif à une moyenne de 2-3 mois..

5. Le risque suicidaire

Les troubles décrits ci-dessus conduisent le sujet dans une logique particulièrement autodépréciante et désespérée. Si rien n’est entrepris pour lui venir en aide, la conséquence directe est le risque suicidaire.

– à un simple degré : le sujet s’interroge de plus en plus sur le sens de la vie et sur la nécessité de vivre. Il est assailli par l’idée de la mort, et spécule sur le soulagement qu’elle pourrait lui procurer.

– l’étape suivante est critique : le sujet a fini par se convaincre de mettre un terme à sa vie et à toutes ses idées noires. Il est motivé par le fait qu ‘il s’accuse de « manquer de courage ».

– à un degré de gravité extrême : l’intention de se donner la mort est manifeste, inébranlable, programmée, minutieusement préparée.

6. Traitement (Cf. Que sais-je ? – La dépression – Presses universitaires de France)

Les traitements des dépressions comportent deux temps, l’un curatif et l’autre préventif des rechutes. Le premier est dominé par la chimiothérapie antidépressive, le second renvoie, selon les cas, aux psychothérapies, aux aménagements existentiels ou aux régulateurs de l’humeur. Les trois mesures s’avèrent souvent complémentaires.

I. Traitements curatifs

1. Les antidépresseurs

Ils constituent le traitement essentiel de toutes les dépressions.
Ils sont indiqués dans toutes les dépressions. Tricycliques et antidépresseurs de nouvelle génération ont en moyenne le même pourcentage de succès thérapeutique, entre 60 et 70 % des cas traités. L’efficacité des IMAO est légèrement inférieure vers 50 à 60 %. Mais chaque déprimé peut être sensible à certaines molécules et résister à d’autres, justifiant la multiplicité des composés.
La gravité apparente de la dépression et son appartenance, névrotique ou psychotique, n’ont pas d’incidence sur la posologie. Toute dépression nécessite une dose efficace d’antidépresseurs, assez bien déterminée pour les molécules commercialisées. Les syndromes dépressifs de l’enfant justifient le recours aux antidépresseurs ; la dose se réfère au poids.

Un traitement d’entretien est indispensable après la guérison, d’une durée minimale de quatre à six mois (plus courte, le risque de rechute augmente). Après six mois de guérison, il ne se justifie plus, hormis pour la prévention des récidives. Le traitement peut être arrêté brusquement. Les antidépresseurs, à l’inverse des tranquillisants, n’entraînent pas de phénomène de dépendance psychique ou physique. En réalité, l’arrêt progressif sur quelques semaines permet de détecter éventuellement des indices de rechute, imposant la reprise immédiate d’une posologie efficace.

2. La prise en charge psychothérapeutique de l’accès dépressif

Au cours de l’accès dépressif, il ne saurait être entrepris de psychothérapie, au sens psychanalytique. Le déprimé, avec sa perte de motivation, son  inertie à entreprendre, est dans l’incapacité d’effectuer la demande et de s’impliquer, condition indispensable à la démarche psychothérapeutique.
Le comportement psychothérapeutique s’organise autour des notions de bienveillance, d’écoute, de réassurance et de protection. Il convient d’expliquer au sujet ses tendances à la péjoration et d’étayer les propos sur des faits concrets.
La valorisation des qualités du sujet lui renvoie une image moins déplorable de lui-même et, dans une certaine mesure, restaure un narcissisme défaillant.

3. Thérapies comportementales et cognitives des dépressions

Ces thérapies, relativement récentes, concernent essentiellement les dépressions névrotiques. Les mélancolies, surtout graves, ne relèvent pas de cette thérapeutique.

A) Les thérapies comportementales

Elles visent à modifier le comportement du sujet :
- en l’aidant à retrouver un répertoire adéquat de renforcements positifs ;
- en l’entraînant à développer des comportements adaptés, incompatibles avec le statut de déprimé ;
- en l’engageant dans des activités plaisantes et satisfaisantes.
En somme, amener le sujet à « améliorer sa compétence sociale et son affirmation de soi ».

B) Les thérapies cognitives

Elles prennent en compte la « façon de penser » particulière des sujets.
Le traitement comporte quatre étapes :
- d’abord une explication claire et didactique, fournie au déprimé, sur les liens qui unissent les cognitions, les sentiments (affects) et le comportement ;
- ensuite, le patient doit apprendre à mettre en évidence ses pensées négatives surgissant dans la vie quotidienne et à les relever par écrit ;
- ce stade d’auto-observation est suivi d’un apprentissage pour modifier les cognitions vers des pensées plus réalistes dites « alternatives » et en évaluer les effets dans la vie quotidienne;
- enfin, le thérapeute prescrit à la fin de chaque séance des « tâches à domicile » précises pour consolider l’apprentissage des nouvelles cognitions.

4. La cure de sommeil

Elle peut amortir un stress important et permettre au sujet de s’adapter progressivement, avec une conscience obscurcie et une sensibilité apaisée, à un récent bouleversement de sa vie. Elle peut donc s’envisager dans les dépressions réactionnelles, pendant quelques jours.

5. La sismothérapie (Électrochoc)


Elle s’impose sans délai dans certaines situations :
- les mélancolies délirantes où les antidépresseurs et les neuroleptiques sont insuffisants ;
- dans les dépressions anxieuses, où le risque suicidaire est majeur pendant le délai d’action de quelques semaines des antidépresseurs ;
- les dépressions stuporeuses avec refus d’alimentation ;
- dans les dépressions graves après accouchement, souvent rebelles aux antidépresseurs ;
- dans les mélancolies où les antidépresseurs sont interdits (cardiaques, sujets âgés).

II. Traitements préventifs des rechutes

1. Les psychothérapies

La dépression est parfois mal tolérée ou incomprise. La famille, l’entourage, vainement insistants, en appellent à la volonté engloutie par la maladie. Cette mise en cause culpabilise le déprimé. Il faut au contraire le rassurer et justifier son incapacité à agir comme une inexorable et passagère conséquence de son état.

Le médecin devra confirmer cette réalité pathologique, convaincre de la nécessité et de l’efficacité d’un traitement, même d’une hospitalisation s’il redoute des idées de suicide dont l’aveu éventuel peut avoir une vertu cathartique, car le malade a le sentiment d’être incompris et de vivre une situation unique, indicible, incompréhensible pour l’autre. La nature du trouble de la personnalité, le niveau intellectuel, la capacité d’élaboration symbolique, de verbalisation, l’aptitude à l’introspection conditionnent le type de psychothérapie.

2. Aménagements existentiels

Les difficultés matérielles, les contentieux affectifs, les conditions professionnelles doivent être soigneusement investigués.

Les ennuis pécuniaires ont parfois de douloureuses répercussions. Certains sujets résignés ignorent les possibles recours. L’aide des services sociaux doit être solicitée pour les déprimés indigents.

Ailleurs, les conflits familiaux semblent particulièrement nocifs. Il faut examiner les modifications possibles des comportements des protagonistes. Il est parfois utile de rendre autonome un jeune adulte encore dépendant des parents, ou de conseiller des activités professionnelles à une femme dont la vie domestique casanière paraît terne, ennuyeuse, morose. Etc

3. Les antidépresseurs au long cours

Le maintien du traitement antidépresseur après l’accès a pour objet la prévention des rechutes. On l’envisage pour les formes unipolaires des dépressions endogènes et pour les dépressions récidivantes névrotiques.

4. Les formes résistantes

Certaines dépressions résistent au traitement et évoluent sur un mode chronique. Il convient d’en rechercher les causes. Elles sont schématiquement de trois types :

– cause organique ;

– conditions affectives ou existentielles néfastes ;

– troubles de personnalité associés ; ils peuvent nécessiter des orientations thérapeutiques à côté ou en dehors des antidépresseurs.

7. Présentez-vous une symptomatologie dépressive ?

En général, la plupart d’entre nous associent la dépression à la tristesse, mais d’autres effets affectifs, mentaux et physiques se manifestent également. De nombreuses personnes déprimées n’entrevoient pas d’issue possible. Elles manquent d’énergie et perdent le goût de vivre. Elles ne peuvent pas imaginer qu’elles pourront être encore heureuses ou intéressées à quelque chose, même si la plupart des personnes déprimées réussissent à s’en sortir. Certaines personnes peuvent également souffrir d’anxiété. D’autres peuvent s’isoler et être moins sociables. Elles peuvent devenir colériques et difficiles à satisfaire. Personne ne fait rien comme il faut. La dépression est un monde où l’on se sent très seul.

Les modifications sur le plan du cerveau peuvent affecter les émotions et les capacités mentales. Cela signifie que la personne déprimée peut facilement avoir des pensées négatives et avoir beaucoup de difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions.

Les personnes déprimées éprouvent en plus certains troubles physiques. Certaines n’arrivent pas à s’endormir ou se réveillent très souvent durant la nuit. D’autres ont tout simplement envie de dormir tout le temps. La dépression peut également entraîner une perte d’appétit, un désir de manger tout le temps ou une envie incontrôlable de manger des sucreries. Chez certaines personnes, la dépression entraîne un perte d’intérêt pour les rapports sexuels, chez d’autres, elle peut causer des douleurs d’estomac, de la constipation, des maux de tête, de la transpiration, des palpitations ou d’autres symptômes physiques.

Ni la force de caractère ni la position sociale ne nous mettent à l’abri de la dépression. Cette maladie peut affecter n’importe qui, n’importe quand et à n’importe quel âge. La dépression peut totalement transformer une personne. Toute personne déprimée qui pense à la mort et au suicide a besoin immédiatement de l’aide d’un professionnel.

De nos jours, il existe de nombreuses façons de traiter la dépression et aucune personne déprimée ne devrait souffrir inutilement. Les soins médicaux, les antidépresseurs et le soutien de la famille et des amis contribuent tous au traitement efficace de la dépression.

Le questionnaire QD2 de P.Pichot permet d’évaluer l’état dépressif.
Il est composé de 13 questions. Il faut répondre par vrai ou faux à chacune d’entre-elles.

En ce moment, ma vie me semble vide  Oui  Non
J’ai du mal à me débarrasser de mauvaises pensées qui me passent par la tête  Oui  Non
Je suis sans énergie  Oui  Non
Je me sens bloqué(e) ou empêché(e) devant la moindre chose  Oui  Non
Je suis déçu(e) et dégoûté(e) par moi-même  Oui  Non
Je suis obligé(e) de me forcer pour faire quoi que ce soit  Oui  Non
J’ai du mal à faire les choses que j’avais l’habitude de faire  Oui  Non
En ce moment je suis triste  Oui  Non
J’ai l’esprit moins clair que d’habitude  Oui  Non
J’aime moins qu’avant les choses qui me plaisent ou m’intéressent  Oui  Non
Ma mémoire me semble moins bonne que d’habitude  Oui  Non
Je suis sans espoir pour l’avenir  Oui  Non
En ce moment, je me sens moins heureux(se) que la plupart des gens  Oui  Non

SCORE sur 13

 

RESULTATS
Dépression franche si score > ou = 7

Si votre score est supérieur ou égal à 7 : vous présentez effectivement une symptomatologie dépressive. Cela ne signifie pas que vous soyiez dépressif, il peut s’agir d’un état dépressif passager suite à une mauvaise journée, à une succession d’événements désagréables ces derniers temps…

Il est surtout important de s’inquiéter à partir du moment où cet état est constant dans le temps. N’hésitez pas à consulter.

 

Sources :

http://serge.pilon.pagesperso-orange.fr/t47form.htm

Université Paris X

 

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Psychologue clinicienne et thérapeute EMDR à Toulouse, je reçois adultes, enfants et couples pour des thérapies individuelles ou de couple, ou des sessions de guidance parentale. 

Le cabinet se situe au 19 Grande rue de Nazareth, 31000 Toulouse – Tel : 06.59.54.05.94

(Métros ligne B: Carmes / Palais de justiceMétro ligne A : Esquirol – Proximité du TRAM)

 

Avec la thérapie EMDR (pratiquée par un psychologue accrédité EMDR-Europe ou EMDR-France), il est enfin possible de guérir (oui, guérir !) des traumatismes psychiques à l’origine de troubles tels que :

-Dépression

-Anxiété

-Phobies

-Deuils, séparations

-Problèmes de confiance en soi

-Gestion de la colère

-Difficultés relationnelles

-Syndrome de Stress Post-Traumatique (PTSD ou SSPT)

-Crises d’angoisse

-Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

-Troubles du comportement alimentaire (Anorexie / Boulimie / Hyperphagie)

-Troubles de l’attention

-Troubles du sommeil (insomnies / réveils nocturnes / Cauchemars)

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Souffrez-vous de ces troubles, ou d’autres troubles liés à des disfonctions émotionnelles ou à des traumatismes petits ou grands ? Autorisez-vous à guérir, à aller mieux, à retrouver votre force de vie, votre énergie, à vous réinvestir dans vos projets. Votre mal-être n’est pas une fatalité, vous avez en vous le pouvoir de guérir, il suffit de vous y autoriser et d’être bien accompagné.