Films autour de la maternité, de la parentalité, de la grossesse

Voici un petit panel de films à regarder autour de la maternité, de la parentalité, de la grossesse.

La grossesse étant une étape de la vie psychique d’une femme déroutante, bouleversante, s’apparentant parfois à un réel tremblement de terre, je trouve formidable ces films mettant en scène des mères ou des parents déroutés, attaqués, bouleversés par cette nouvelle parentalité qui s’annonce. Regarder ces films peut avoir une valeur informative pour les personnes s’apprêtant à devenir parents, identificatoire pour ceux vivant leur parentalité avec difficultés, et presque thérapeutique grâce à cette notion d’identification et de généralisation d »une difficulté si bien refoulée par la société qu’elle en est presque taboue.

 

L’Etranger en moi – 2010

Rebecca (32 ans) et son ami Julian (34 ans) attendent leur premier enfant et en sont ravis. Lorsque Rebecca donne naissance à un petit garçon en parfaite santé, leur bonheur semble complet. Mais Rebecca ne ressent pas l’amour maternel inconditionnel qu’elle était censée éprouver et elle ne sait plus du tout où elle en est. Ne sachant pas vers qui se tourner, elle désespère d’autant plus que son propre bébé est pour elle un parfait étranger. À chaque jour qui passe, son incapacité à s’occuper de son enfant devient de plus en plus évidente. Ne pouvant en parler à quiconque, même pas à Julien, elle sombre dans le désespoir, au point de réaliser qu’elle constitue une menace pour son enfant. Finalement, la gravité de l’état de Rebecca est découverte et elle est internée dans une clinique. Elle commence alors à aller mieux et le fait de pouvoir toucher, sentir et aussi entendre rire son bébé commence à lui manquer…

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135870.html

 

Un heureux évènement – 2011

  • Réalisé par
  • Avec
  • « Elle m’a poussée dans mes retranchements, m’a fait dépasser toutes mes limites, m’a confrontée à l’absolu : de l’amour, du sacrifice, de la tendresse, de l’abandon. Elle m’a disloquée, transformée. Pourquoi personne ne m’a rien dit ? Pourquoi on n’en parle pas ? » Un heureux événement ou la vision intime d’une maternité, sincère et sans tabous.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138273.html

 

Juno – 2008

Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n’a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C’est ainsi qu’un jour où elle s’ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.
Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s’occuper de son bébé. Avec l’aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d’adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage…

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=121167.html

 

La guerre est déclarée – 2011

Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d’amour, la leur…

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189699.html

 

Le premier cri – 2007 (documentaire)

C’est l’éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie, celui que l’on pousse quand on naît et qui scelle notre venue au monde.
La naissance sur grand écran à l’échelle de la planète. Contraste des terres, contraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. Dans un intervalle de 24 h sur la Terre, le destin de plusieurs personnages se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d’un enfant.
Avec ses personnages réels, ce film retrace l’instant magique des premiers balbutiements de la vie et explore les univers de la naissance, aussi variés que nous sommes différents.
Prévu sur les 5 continents, des dernières zones encore sauvages aux lieux les plus urbanisés, le tournage commence mi-mars et durera 1 an.

 

Le refuge – 2010

Mousse et Louis sont jeunes, beaux et riches, ils s’aiment. Mais la drogue a envahi toute leur vie. Un jour, c’est l’overdose et Louis meurt. Mousse survit, mais elle apprend qu’elle est enceinte. Perdue, elle s’enfuit dans une maison loin de Paris. Quelques mois plus tard, le frère de Louis la rejoint dans son refuge.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=141590.html

 

L’enfant- 2005

Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l’allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L’insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu’alors ne se préoccupait que de l’instant présent.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59638.html

 

Sam, je suis Sam – 2002

A la naissance de la petite Lucy, sa mère la rejette et s’enfuit, laissant l’enfant grandir avec son père Sam Dawson, un modeste employé de café defficient mentalement. Pour ce dernier, rien au monde ne compte plus que Lucy. Cependant, après quelques années, il se voit retirer la garde de sa fille par les services sociaux qui ne le trouvent pas apte à s’occuper de son éducation. Ces derniers souhaitent la placer dans une famille d’accueil.
Se retrouvant seul, Sam tente l’impossible pour regagner sa fille. Rita Harrison, une avocate brillante et surmenée, accepte de défendre gratuitement son cas devant le tribunal. Progressivement, par-delà les préjugés, elle va découvrir la force exceptionnelle du lien qui unit Sam à Lucy.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28904.html

« Laisse le pleurer », texte de Françoise Jeurissen

 

Faut-il laisser pleurer un bébé ? Le débat fait rage ces dernières années en occident…

Sans rentrer dans la controverse, nous vous présenterons ici un texte bouleversant de Françoise Jeurissen : Laisse-le pleurer 

« Il est étendu là depuis des siècles, des millénaires, à attendre qu’on vienne le délivrer.
Il ne sait pas – pourrait-il le savoir ? – quelle est la pire souffrance. La faim ? La peur ? La solitude ? Le froid ? L’impuissance ? Tout se confond sous le linceul glacé d’une indicible et abyssale angoisse. Angoisse de mort. Mais qu’est-ce que la mort ? Il n’en sait rien. Mais il le pressent dans ce morceau de lui qui remonte à la nuit des temps. Angoisse de finir là, d’y rester pour toujours, incapable de se mouvoir. Sa vie se diluant dans une éternité de douleur toujours reconduite. Son coeur, son ventre, son cerveau éclatant sous la cruelle et colossale violence des émotions ressenties, s’éparpillant dans ce vide, chavirant dans ce rien. Parfois il crie, il hurle comme un damné, pendant des heures et des vies entières. Pour rien, ou pour s’entendre vivre encore un peu. Même plus pour obtenir la douceur et la lumière, puisqu’il peut mourir tellement de fois au fond de son âme avant qu’elles ne reviennent. Puisqu’à chaque fois il oublie qu’elles peuvent exister. Et puis vient le moment où, exténué, il ne peut plus que gémir spasmodiquement, sur une seule note faible et lancinante.

Et la mélopée impuissante et désespérée finit par cesser de transpercer le silence épais de l’indifférence qui l’entoure. Ensuite il s’arrête, éperdu de douleur, la gorge incendiée, les yeux brûlants de sel, la poitrine hoquetante, la tête bourdonnante. Et l’instant se suspend, et l’espace se dilate et se resserre autour de lui, la terreur monstrueuse hésite à refluer enfin.Voilà que, du fond de son puits de souffrance, lui parviennent des bruits lointains. Des bruits joyeux, des bruits vivants, qui réveillent en lui l’écho d’une autre époque. Des bruits chauds et bons, qui le font redoubler d’appels éperdus, malgré les brûlures de son corps épuisé. Parce que ces bruits ont soufflé sur l’espoir qui survit au fond de son âme, et l’ont ranimé un instant. Mais, à bout de force, il consent à se taire enfin, figé dans la désespérance. Pour finir par sombrer, vidé, dans un sommeil hors du temps, dans un coma libérateur.

Et là il peut replonger avec délices dans le souvenir des moments meilleurs. Il se souvient alors du chaud, du doux, du mou, de la félicité de son corps et de son âme, aux besoins tellement comblés qu’ils en étaient absents, de l’éternité bercée dans un océan de chaleur enveloppante, rythmée par le battement assourdi et rassurant du cour du monde. C’était une autre vie, un autre temps. Avant le cataclysme, avant le purgatoire. Il s’éveille à nouveau, se tord de souffrance, pulse de mille hurlements dévastateurs, explose en mille fêlures. Il se déchire, sent son corps et son esprit éclater un morceaux épars, impossible à rassembler. Il n’est plus un. Il n’a plus d’humanité. Son cerveau trop meurtri va sombrer. Il n’est plus que douleurs et suppliques.

Et puis brusquement s’ouvre un pan de ciel, sur la lumière et la vie.

Soudain cesse pour un instant la torture, soudain s’illumine la nuit du grand silence de glace.
Soudain des mains le soulèvent, le caressent, le réchauffent. Un liquide chaud et revigorant lui inonde les lèvres, et puis la gorge, et puis le ventre. Il peut se laisser aller à la volupté des goulées qui le revivifient, le ressuscitent. La tendresse le submerge, son corps écartelé est enfin touché, reconstruit . Il s’éclaire. Il redevient un. Il vibre à nouveau au son de la pulsation familière du cour du monde. Il se laisse caresser par sa voix, qui lui murmure des mots qui lui rendent la vie et la dignité. Il jouit et se berce sans retenue à cette voix aimée. Il est plein, il est rond, il est vivant autant qu’on peut l’être, il est confiance absolue.Il a déjà oublié la souffrance et l’angoisse. Déjà oublié la solitude et le vide. Il vit l’instant présent, aussi voluptueusement heureux qu’on peut l’être.

Et il ignore, heureusement, l’éternel recommencement de ce jeu cruel.
.- « Et alors, ça va mieux maintenant, il est moins difficile ? »
– « Oui, j’ai suivi tes conseils, et il s’arrête de plus en plus vite de pleurer maintenant . je crois qu’il a compris »
– « Je te l’avais bien dit. C’est comme ça avec les bébés. Si tu cèdes à tous leurs caprices, tu n’en finis jamais. Il est capable de savoir que tu as besoin de temps pour toi et qu’il doit devenir autonome. »
– » Tu as raison. Après tout, il ne manque de rien dans son petit lit. »  « 

Quels sont les symptômes pouvant amener une personne à consulter un psychologue ?

Les problématiques psycho-somatiques :

Troubles du sommeil, fatigue, épuisement, maladies chroniques, cancers, troubles de la libido,  douleurs génitales à répétition, douleurs neuropathiques, fibromyalgie,  troubles du comportement alimentaire (TCA : anorexie, boulimie), insomnies, scarifications, automutilation, hyperphagie, obésité, spasmophilie, vulvodynie etc.

Les problématiques de la sexualité :

Porno-dépendance, addiction sexuelle, homosexualité, hétérosexualité, transgenre, transsexualité, voyeurisme, prostitution, douleurs lors des rapports sexuels, inceste, viol, sadisme, masochisme etc.

La souffrance au travail :

Addiction au travail, burn-out, harcèlement moral ou sexuel au travail, problématiques de l’estime de soi, épuisement au travail, stress au travail etc

Les addictions :

tabagisme, alcoolisme, toxicomanie, addiction aux jeux vidéos/ à l’ordinateur / au jeu en réseau, addiction à l’amour, addiction aux médicaments, porno-dépendance, addiction aux jeux d’argent, cyberdépendance, achat compulsif, addiction au sport, collectionisme

La souffrance psychique :

Dépression, tristesse, crises d’angoisse, attaques de panique, anxiété, stress, nervosité, agressivité, colère, deuil, deuil pathologique, ruptures, divorce et séparations, phobies, psychotraumatisme, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), infidélité, adultère, jalousie, violences conjugales, perturbation de l’image du corps, dysmorphophobie, baisse de l’estime de soi, faible confiance en soi, chômage, difficultés sociales et économiques, pensées suicidaires, suicide, etc.

Les problématiques de la grossesse / maternité / parentalité :

Interruption Medicale de Grossesse (IMG), Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), déni de grossesse, baby-blues, dépression post-partum, dépression pendant la grossesse, angoisse pendant la grossesse, difficulté maternelle, difficulté paternelle, doute sur ses compétences maternelles ou paternelles etc.

La médiation familiale : un autre mode de règlement des conflits

 

Je publie cet article, parce qu’arrivent souvent au cabinet de psychologie des familles séparées, en ruptures, prises dans un conflit inextricable passé entre les mains de la justice. Il existe des solutions de prévention pour que les couples arrivent à se séparer plus en douceur, à trouver des accords notamment quant à l’hébergement du ou des enfants, ou la répartition des biens. 

La médiation familiale propose une autre voie dans le règlement de conflits souvent difficiles comme les ruptures, séparations et divorces, les successions conflictuelles ou encore les conflits vous empêchant de voir vos enfants ou petits-enfants. Elle permet de restaurer la communication et d’aider les personnes d’une même famille à trouver conjointement des solutions, avec l’aide d’un tiers qualifié et impartial : le médiateur familial.

La médiation familiale constitue un enjeu particulier en devenant un mode privilégié de règlement alternatif des conflits. Les médiateurs familiaux accompagnent les membres d’une même famille dans une démarche constructive de dialogue et de solutions amiables.

Respectant notamment le principe déontologique de confidentialité, la médiation familiale peut être décidé par vous-même, en vous adressant directement à un médiateur familial, ou par le juge, au cours du procès. Dans tous les cas, la médiation ne peut commencer que si les deux personnes concernées sont présentes et ont donné leur accord.

Les principes déontologiques de la médiation familiale :

  • consentement libre et éclairé des personnes,
  • confidentialité des entretiens,
  • non-divulgation à des tiers des accords conclus,
  • impartialité.

Pourquoi faire une médiation ?

La médiation familiale vise à restaurer la communication, à préserver des liens entre les personnes et plus particulièrement des membres de la famille.

Dans les situations de séparation, elle favorise l’exercice en commun de l’autorité parentale et l’affirmation d’une responsabilité durable des parents quelle que soit l’histoire de leur couple.

L’accès à la médiation familiale doit être développé le plus en amont possible des conflits familiaux afin d’éviter que le conflit ne dégénère et ne se fige dans un débat judiciaire.

La médiation familiale peut intervenir en matière de protection de l’enfant, en matière intergénérationnelle, en matière de succession,  en matière de divorce ou de séparation.

A qui s’adresse-t-elle?

La médiation familiale s’adresse à toute la famille : aux couples mariés ou non, séparés, divorcés, ou en instance de divorce, aux familles recomposées, monoparentales, pacsées, homoparentales… aux enfants, frères, sœurs, aux grands-parents…

Le champ d’intervention de la médiation familiale concerne les situations de ruptures familiales.

Il recouvre :

  • toutes les formes de l’union, et notamment : mariage, concubinage,PACS,
  • les liens intergénérationnels dans leur diversité, pour maintenir ou rétablir des liens grands-parents/petits-enfants.
  • les médiations intergénérationnelles dans le cadre de conflits familiaux parents/jeunes adultes.
  • les situations de ruptures et leurs conséquences : décès, séparation, incommunicabilité, éloignement, questions patrimoniales, …
  • les situations familiales à dimension internationale.
  • les situations familiales concernées par la protection de l’enfance (familles d’origine/familles d’accueil).

La place de l’enfant

Les enfants peuvent-ils être accueillis dans le cadre de la médiation familiale ?
Cette question qui appelle des réponses différentes de la part des professionnels. Toutefois, la diversité de pratiques respecte une règle fondamentale et unanimement reconnue : l’enfant doit être préservé  de toute situation qui le confronterait à des décisions non assumées par ses parents. Son intégration dans le processus suppose que les parents sont déjà convenus d’un certain nombre d’accords concernant l’organisation des conséquences de leur séparation.

A quel moment ?
Le plus souvent donc, c’est en fin de médiation que l’enfant peut être présent, pour entendre ses parents lui exposer leurs décisions et lui permettre d’y réagir le cas échéant. En ce sens, la parole de l’enfant n’a pas pour fonction d’orienter les décisions des parents, mais éventuellement de les réorienter en leur fournissant des informations complémentaires : par exemple un choix d’option scolaire ou de loisirs.

Pourquoi ? 
Outre cette fonction informative, certains parents souhaitent que le terme apporté à la médiation soit ritualisé par la participation de l’enfant. Ce passage de la place symbolique qu’il n’a cessé d’occuper tout au long du processus, à une présence effective revêt donc un caractère particulier qui conclut et donne du sens, pour tous, au travail de médiation. Pour l’enfant, cet entretien lui permet de prendre conscience de la réalité de la séparation de ses parents, ce qui va l’aider à abandonner ses stratégies fondées sur le fantasme de réconciliation du couple.

Parfois cependant, la présence de l’enfant s’avère nécessaire lorsque ses comportements alertent les parents et vis-à-vis desquels ils souhaitent  mettre en place des réponses efficaces. L’entretien visera alors l’expression par l’enfant de ses ressentis par rapport au conflit des adultes qui  détermine chez lui des réactions qui sont souvent l’indice d’un conflit de loyauté et/ou d’une angoisse. Dans cette optique, le médiateur n’est pas le porte-parole de l’enfant, mais celui qui va l’accompagner dans son expression. Il favorise ainsi l’émergence d’une identification de ses besoins par les parents et des moyens qu’ils pourront mobiliser pour y répondre.

Comment ? 
Dans tous les cas de figure, l’accueil de l’enfant ne peut se réaliser sans l’accord clair et vérifié des deux parents sur la finalité et les modalités de l’entretien.

Médiation familiale et grands parents

Selon la loi 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, il est dit:

« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants.
Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce doit.

Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent, ou non ».

A quel moment ?

Quand doit-on s’adresser à un médiateur familial?

Avant, pendant, ou après une procédure judiciaire.
A tout moment d’une situation de conflits qui risque d’aboutir à une rupture de liens, de communication, par exemple: lorsqu’un conflit familial survient et empêche des grands-parents de voir leurs petits-enfants…

La médiation familiale a lieu à l’initiative :

  • des personnes elles-mêmes (médiations familiales spontanées)
  • des institutions judiciaires (le Juge).

A noter que la médiation familiale ne peut commencer que si les deux personnes sont présentes et si elles ont donné leur accord pour la faire.

Où se déroule les entretiens de médiation?

Les entretiens de médiation familiale n’ont jamais lieu au domicile des personnes ou des médiateurs.
En règle générale, ils se déroulent au sein de services de médiation ou bien dans certains cas au sein de Maisons de Justice et de Droit ou de Points d’Accès au Droit.

Il est impératif que les entretiens se déroulent dans un lieu préservant la spécificité du processus de médiation familiale distinct de celui utilisé pour toute autre activité professionnelle habituelle et ceci conformément aux principes déontologiques de la profession.

Comment se déroule une médiation ?

L’entretien d’information à la médiation familiale

Chaque personne qui souhaite une information relative à la médiation familiale doit pouvoir en bénéficier quelle que soit son implantation géographique. Ces séances d’information sont en général réalisées par un médiateur familial.

Ces séances sont gratuites pour les personnes. 
Elles sont réalisées de façon collective ou individuelle, elles garantissent la confidentialité et l’anonymat des personnes.
Elles ont pour objet la présentation du processus de médiation familiale, ses objectifs et modalités afin de permettre aux personnes de vérifier l’adéquation de ce mode d’intervention et de leurs besoins et cela en référence aux textes en vigueur qui régissent la profession de médiateur familial.

Le processus

Les entretiens de médiation familiale

Le nombre d’entretiens varie en fonction des questions à aborder. La médiation familiale se déroule généralement sur un temps qui peut aller de quelques semaines à un trimestre à raison de six à huit séances. Chacune est d’une durée de 1h30 à 2h.

Le ou les points abordés en médiation sont déterminés par les parties en présence et le médiateur familial.

Par exemple: ils peuvent porter dans le cas d’un divorce sur  toutes les conséquences du divorce, relatives à la vie quotidienne des enfants (exercice de l’autorité parentale, résidence principale des enfants, droit de visite et d’hébergement, les choix scolaires ou la contribution financière à l’éducation des enfants…)

Le contenu des échanges est STRICTEMENT confidentiel.

Homologation des accords par le juge

A l’issue des entretiens de médiation familiale, si les personnes aboutissent à des accords, elles ont le choix de les faire homologuer par un juge ou non.

Ce document tient lieu d’engagement moral entre les personnes concernées qui ont seules le pouvoir de le communiquer à leurs avocats voire au juge aux Affaires Familiales.

Qui est le médiateur ?

Le médiateur familial est une personne qualifiée, formée à la médiation familiale (création du Diplôme d’Etat par décret le 3 décembre 2003), qui respecte les  principes déontologiques arrêtés par le Conseil National Consultatif de la Médiation Familiale le 22 avril 2003.

Il ne juge pas et ne prend pas parti, son travail consiste à accompagner les personnes pour les aider à faire émerger par elles-mêmes des solutions à leur conflit.

En adhérant à la FENAMEF, les employeurs de médiateurs familiaux s’engagent à respecter et faire respecter non seulement ces principes mais également la Charte de la médiation familiale exercée dans le cadre civil adoptée par le Conseil d’Administration de la FENAMEF le 7/09/04.

 Le coût

Participation financière des personnes venant en médiation

La participation financière ne s’applique pas à l’entretien d’information dont le principe de gratuité a été retenue pour permettre aux personnes de s’engager en toute connaissance du processus de médiation familiale.

S’agissant des autres entretiens, la participation financière est applicable par séance et par personne, à l’exception des bénéficiaires de l’aide juridictionnelle* pour lesquels s’appliquent les dispositions relatives à la prise en charge des frais par l’état.

Barème national à compter du 1er janvier 2010 Les montants résultant du calcul de la participation familiale sont arrondis à l’euro le plus proche.

Médiation familiale
Revenus mensuels (R) Participation/séance/personne Plancher et plafond pour chaque tranche de revenus
R<RSA de base 2€ 2€
Rsa de Base<R<Smic 5€ 5€
smic<R<1200€ 5€+0.3% R de 8€ à 9€
1200<R<2200€ 5€+0.8% R de 15€ à à23€
2200<R<3800€ 5€+1.2% R de 32€ à 51€
3800<R<5300€ 5€+1.5% R de 62€ à 85€
R>5300€ 5€+1.8% R dans la limite de 131€ par personne

Aide juridictionnelle

L’aide juridictionnelle consiste, pour les personnes ayant de faibles revenus, à bénéficier d’une prise en charge par l’Etat  de la rétribution des auxiliaires de justice ( avocat, huissier, d’expertise, avoués, notaires…) et des frais de justice (expertise, enquête sociales, médiation familiale, …).
En fonction des niveaux de ressources, l’Etat prend en charge soit la totalité des frais de procès (AJ totale), soit une partie d’entre eux (AJ partielle).

L’obtention de l’aide est soumise à des conditions de ressources  revalorisées chaque année.

Plafonds des ressources à ne pas dépasser pour obtenir l’AJ

Ressources mensuelles comprises entre Part prise en charge par l’aide juridictionnelle
0 et 929 € 100%
930 et 971€ 85%
972 et 1024€ 70%
1025 et 1098€ 55%
1099 et 1182€ 40%
1183 et 1288€ 25%
1289 et 1393€ 15%

Ces plafonds sont majorés de 167 euros pour chacune des deux premières personnes à charge et de 106€ pour la 3ème personne à charge et les suivantes.

Informations recueillis sur http://www.fenamef.asso.fr et http://www.justice.gouv.fr

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Maisons vertes et lieux d’accueil enfants-parents

 

Initiés par Françoise Dolto en 1979 avec la Maison Verte située dans le 15ème arrondissement de Paris, les Lieux d’accueil enfants-parents sont des lieux généralement anonymes, gratuits et sans inscriptions ou les enfants de moins de 4 ans peuvent venir jouer et rencontrer d’autres enfants, accompagnés de leurs parents, grands-parents, nounous.

On voit se développer, depuis lors, des initiatives proposant un pôle psycho-psychanalytique, qui privilégie l’écoute et l’expression par la parole comme supports de la relation, en particulier de la relation enfants/parents.
Ni crèche, ni halte garderie, ni centre de soins, il s’agit de lieux où parents, grands-parents, assistantes maternelles ou auxiliaires parentales, accompagnés de l’enfant sont accueillis, se rencontrent et échangent avec un « accueillant ».
Dans tous les cas, les lieux d’accueil parents- enfants (LAEP) sont constitués d’un local convivial proposant différents jeux pour les enfants. Ils sont des espaces de socialisation d’écoute, de parole et de réassurance des parents et des enfants, en dehors de toute visée thérapeutique ou de toute injonction éducative.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez les contacter…

 

Le LAEP d’Arnaud Bernard:

6, rue Lascrosses – 31000 Toulouse  
Tout proche du Métro Compans Caffarelli

tél : 05 61 21 14 48.

Ouvert :
 Le lundi de 14h30 à 18h45
 – Le mercredi de 14h30 à 18h45 – 
Le jeudi de 9h à 12h30 – 
Le vendredi de 14h30 à 18h45

 

Le LAEP de Reynerie :

23, rue Jean Gilles – 31100 Toulouse. 
Face à la sortie de métro Mirail Université
.

tél : 05 61 41 36 79. Au sein de l’Espace Petite Enfance Didier Daurat
.

Ouvert : 
Le mardi de 14h à 18h30
 – Le jeudi de 14h à 18h30 – 
Le samedi de 9h à 12h

 

Prélude: 

67 rue de la Faourette – 31300 – 05 61 41 24 25

 

Fourtanier: 

5 rue Fourtanier – 31 000 – 05 61 10 80 61

 

Tournesol:

117 rue Henri Desbals – 31300 – 05 61 16 28 56